‹ Étude Sur Les Infections Générales Aiguës Par Les Staphylocoque PyogèneChapitre 11 sur 19 · EVE · texte numérisé non relu

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minés, être le point de départ d'une septico-pyémie.

Encore faut-il pour cela que le microbe rencontre un terrain préparé et favorable.

Ces causes prédisposantes qui favorisent l'infection générale sont multiples :

Il est d'abord évident que toutes É maladies débilitantes, mettant l'organisme dans un état de moindre résistance, diminuant ses moyens de luttes, deviennent par le fait même des causes prédisposantes.

C'est ainsi que la tuberculose peut agir, comme dans l'observation VI que nous rapportons plus loin, d'après Masius et Becco.

Les convalescences des fièvres éruptives agissent d'une façon tout à fait analogue.

On en peut dire autant de la grippe (observation VII de Raoult Deslongchamps).

Dans notre observation personnelle, (observation I) les suites de couches ont joué le rôle de causes prédispasautes.

Nous devons encore signaler l'influence de l’aibuminurie et surtout du diabète.

Pour cette dernière affection en particulier, tout le . monde admet qu’elle favorise l’évolutiondes furoncles, des anthrax et de la suppuration. O. Bujwid (1) a cherché à montrer expérimentalement l'influence du glycose. Il a affirmé qu'une solution de glycose à

(1) O. Bujwid. — Centralblatt für bakter, t IV, p. 577-1888.

25/100 injectée aux animaux favorisait d’une façon nelle l'action du staphylocoque, inoculé même à petite dose. Karlineki (1) et Ferraro (2), ont confirmé ces résultats qui ont été niés au contraire par Grawilz et de Bary (3) Steinhaüs (4) et Hermann (5. Les recherches plus récentes entreprises par Nicolas (6) dans le laboratoire du professeur Arloing, ont conduit l'auteur à conclure que l'influence exercée par le glycose est souvent nelle, mais cependant inconstante.

L'âge a aussi une influence. surtout comme nous l'avons dil précédemment au point de vue des localis&lions.

Mercicr dans sa {thèse a montré que le sexe n’avait j&s beaucoup d'influence. Peut-être, cependant, l'homme serait-il plus souvent atteint que la femme.

En résumé : on peut dire que la septico-pyémie à staphylocoques est le résultat d'une disproportion entre le nombre et la virulence des staphylocoques introduits dans le sang d’une part, et la défense générale de l'organisme d’autre part.

(4) Karlinski. — Centralbiatit für backter. 1889.

(2) Ferraro. — Revista clinica e térapeulica, 1889.

(3) Grawitz et Ge Bary. — Virchows archiv. 1896.

(4) Sleinhaüus. — Litierarisch cristisch experim ünd clinisch

studien. Leipsig, 1891. | (5) Hermann. Annales Inst, Pasteur, 1891, (6) Nicolas. — Arch. de méd. expérim., {*r mai 1896.

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