‹ Étude Sur Les Infections Générales Aiguës Par Les Staphylocoque PyogèneChapitre 15 sur 19 · La nuit a été bonne · texte numérisé non relu

La nuit a été bonne

Langue blanche, rouge à la pointe, soiftoujours très vive. Pouls dépressible (108).

Teinte ictérique très nette de la peau et des muqueuses.

Eruption généralisée aux membres. Météorisme très prcnoncé. Abdomen douloureux à la pression, |

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Matité hépatique : descend jusqu’à ? centim. au-dessous d’une ligne horizontale passant par l’ombilic.

Même traitement.

12. - - Ictère net. Assoupissement permanent. Pouls 112. Respiration 24. Le sero-diagnostic donne un résultat négatif. Ponction de la veine céphalique médiane et ensemencement.

13. — Même traitement. La nuit a été calme: le malade a pu dormir ; prostration.

Pouls 118. Respiration 22. La teinte ictérique de la peau et des conjonctives s'accentue. Les sélérotiques sont nettement verdâtres. Les tâches rosées persistent aussi abondantes. Foie toujours douloureux. La diarrhée cesse.

Mêmes signes du côté du cœur.

Urine couleur vin de Malaga avec traces d’albumine.

Bains supprimés. |

Les ensemencements de sang ont donné des cultures pures de staphylocoque pyogène blanc.

Du 13 au 17. — Même état. Pas de fièvre. L’éruption pâlit : la teinte ictérique est moins foncée.

Le sulfate de quinine est supprimé le 14 janvier.

17. — Nuit du {6 au 17 agitée. Le foie diminue de volume et n’est plus douloureux. La couleur de la peau se modifie el redevient normale. Les taches rosées sont devenues très piles.

Urines très abondantes. Pouls à 110. Sulfate de quinine. Naphtol.

Du 18 au 24. — L'état général s'améliore. L'ictère disparaît complètement : les taches rosées ne se distinguent plus. La température suit uné marché irrégulière: tantôt

normale, tantôt très élevée, atteignant le 22 janvier au soir 40° sans que des modifications des symptômes offerts concordent avec les poussées fébriles.

Du 24 janvier au 1* février. — L'amélioration s'accentue. La courbe de température se rapproche de plus en plus de la normale. Peu à peu rétrocédent tous les symptômes. Les souffles persistent, moins intenses, mais avec mêmes localisations au cœur.

Une ponction de la veine céphalique du pouce est faite le 24 janvier et donne lieu à des cultures de staphylocoque pyogène blanc.

A cette date, le séro-diagnostic est encore négatif.

Le fait le plus saillant est l'apparition chez M. P... vers le 27 janvier d’une éruption ortiée, papuleuse, très confluente, au niveau des flancs et de la partie postérieure du tronc : elle existe aux deux aisselles, aux plis du coude, au dos des mains, aux creux poplités et au cou. Quelques-unes de ces. papules se transforment en pustules. Au point où l'éruption est très abondante, existent de véritables furoncles. Le pus ou la sérosité louche que la pression permet d'extraire, est riche en staphylocoques de différentes espèces. (Dorés, blancs, citrins).

Du 1* auT.— Les pustules nécessitent un véritable pansement. Au niveau des fesses, il y a de larges croûtes sous lesquelles le pus se reforme.

Le 6 février. — Le malade se plaint de souffrir dans . Paisselle droite.

Le lendemain 7, on ouvre deux petits abcès tubéreux qui s'étaient formés dans cette région.

Le pus contient du staphylocoque blanc. *

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Du 7 février au 4 mars. — Amélioration considérable. De l’éruption, il ne reste plus que des tâches rougeâtres couvertes de croûtes. ;

Le 27 février le malade peut se lever.

I sort le 13 Mars complètement rétabli, ayant toujours les mêmes symptômes d’auscultation au cœur.

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