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CHAPITRE VII

Harmonie diatoniçLtie du mode majeur.

Nous avons eu l'occasion, dans nos précédentes études, de constater ce qui diffère l'ordre mélodique de Vordrc, harmonique.

Le premier He mélodique) est successif; le second est simultané. On a dit du premier ordre (fu'il est horizontal ( — les mélodies s'étendent, s'écrivent horizontalement); et du second ordre, qu'il est vertical. (Les accords s'étendent de bas en haut.)

Vn accord est donc la ('om})inaisi)n, la suiK'r})osilion de fhlusieurs sons.

Il y a des accords de trois sons et davantage. (Les accords de deux sons sont incomplets, il y manque au moins un son.)

Un accord de trois sons s'obtient en plaçant une TIERCE dans un intervalle de Ol'INTE.

Par exemple /vjQ

- j '^ dans laquelle

la quinte : :^

on placerait la tierce mi devieni un accord de trois sons que l'on appelle ACCORD PARFAIT ou CONSONANT (sonnant bien ensemble, s'accordanl bien), parce qu'aucnne des notes qui le composent ne se froissent à distance de seconde, f.e froissement, ou frottement de seconde (ainsi que les renversements, la 7""* et la 9""*. est appelé dissonance, (sonnant dissemhlahlement, ne s'accordant point.)

La note inférieure ou base nommée aussi fondamentale ou mieux encore prime (première note d'im accord), donne son nom à l'accord. L'accord précité est donc l'ACCORD d'UT.

On dit aussi des 3 sons composant l'accord parfait que ce sont des fondions : fonction de prime, fonction de tierce, fonction de quinte, etc..

En outre, la tierce qualifie le mode. Dans l'accord ci-dessus, le mi tierce étant Majeur (c'est par rapport i\ la hase qu'il faut se référer), on dira que c'est là l'ACCORD DTT MA.TET'R.

Si ce mi était bémolisé, la tierce devenant mineure, l'accord deviendrait celui d'UT MINEUR.

Tout ton majeur comprend 3 accords majeurs (sur 4 1, 5:) 3 accords mineurs (sur 2. 0 el 3) et un accord qui n'est ni majeur ni mineur à cause de sa quinte, qui n'est pas juste (sur 7, NS.)

En

kccords Accords ' ^JaZ'L. •

Tous les degrés de la gamme Majeure se trouvent dans les 3 accords Majeurs.

Accord du h" degré contient les degrés 4, G, 1. Accord du 1" degré contient les degrés 1, 3, 5. Accord du 5*^ degré contient les degrés 5, 7, 2.

ce qui a fait supposer au théoricien Schônberg (1) que l'origine de la ganune ne serait pas autre chose que les notes des accords disposées en ordre successif. (Le théoricien H. Riemann attribue une autre origine à la gamme; voir chap. XIII.)

Exercices. — A. Chercher les accords de tous les tons compris entre sol bémol et fa dièse.

„„..,, . , . , RE bémol . mi dièse,

B. Ecrire toutes les qmntes comprises entre or-vT l. - i ^^ i t-

' ^ SOL bemoI la diese,

y ajouter la tierce mineure, puis la tierce Majeure et indiquer le degré

qui sert de base à ces accords (T, 2*, -3* degrés, etc.)

fa

Par exemple ré, est un accord de si bémol Maieur. 11 est situé sur le si bémol 5* degré en mi bémol, le V degré en si bémol et le 4^ degré en fa Majeur.

fa Suite de cet exemple : re bémol est un accord de si bémol mineur.

si bémol Il est situé sur le 0"^ degré en ré bémol, le 3^ degré en sol bémol; le 2'" degré en la bémol.

L'on remarquera que les accords disposés sur l'échelle des quintes ont une note commune, qui est l'extrémité même de ces quintes.

îi

iM:

mx/rv

Cl. 41.

(*) Les indications S[>, Tp et Dp seront expliquées plus loin, dans l'élude du nio<le mineur et de ses harmonies.

(1) Schôuberg, théoricien, né à Vienne, en 1874; compositeur très discuté.

(La liaison indique les notes eounnunes.)

On liil alors, de ces accords, qu'ils soni liés, ou enchaînés, el l'on oslime que c'est ainsi que leur succession l'ail le meilleur elïel.

11 en es! tout autrenienl si on dispose les accords sui- une e^amme :

Cl. 42.

Ici, aucun accord n'est encliainé à son voisin, lanle de note commune. De plus, les accords ne se font plus entendre par séries de 3 Majeurs ei 3 mintMU's. L'impression est médiocre.

On peut néanmoins employer des successions de secondes, mais avec bien des restrictions. Cela, ainsi ({ue le maniement des accords en général constitue l'étude de VHannonie qui n'entre pas dans le plan de cet ouvrage.

Poui' compléter les données susdites, faisons remai'({uer ((ue les accords j)euvenl encore s'enchaîner par tierces, avec 2 notes conununes celte l'ois.

b^Vi

Cl. 43.

(De même en sens inverse.)

Cet ordre donue, comme celui en secondes, des alternances d'accords uiajeurs- et uiiueurs: il n'est ))as beaiicouf) pratiqué.

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