CONCLUSIONS
I. L'invagination intestinale chronique a été peu étudiée. Elle n'est pas assez connue.
IL Quelques auteurs entendent par ces mots l'invagination qui se termine par élimination spontanée après un temps ne dépassant guère quinze jours ou un mois. Pour d'autres, c'est simplement une forme plus lente ou prolongée.
III. Nous pensons que l'invagination intestinale chronique est une forme distincte ; qu'elle doit occuper une place à part dans le cadre nosologique ; que cette variété peut être définie : une intussusception dans laquelle les phénomènes de l'étranglement sont tardifs, incomplets, peu accusés ou nuls.
IV. Nous croyons que l'on ne peut mieux la comparer, à divers points de vue, qu'à une hernie, et que cette manière de la considérer donne une idée juste des lésions anatomiques qu'elle subit et des symptômes par lesquels elle se manifeste.
V. Les lésions anatomiques peuvent offrir les mêmes , caractères dans les deux formes aiguë et chronique. Les ! particularités les plus saillantes dans celle qui nous occupe ■ sont les suivantes ; le longtemps écoulé avant la formation c des adhérences entre les séreuses ; le peu de tendance à
l'élimination spontanée par ulcération ou gangrène au niiveau du collet; la fréquence plus grande des perforations ? au niveau même de l'invagination (altérations de la gaîne) : qu'au-dessus; la possibilité d'un état d'intégrité presque : complète des parties invaginées, même après un grand membre de mois de durée.