‹ Étude sur les kystes de l'ovaire interligamentairesChapitre 13 sur 52 · RU · texte numérisé non relu

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l'abdomen. Ces auteurs ont fait à l’aide des statistiques de Bluff, de Kilgour, de Lee, de Tavignot, de Chéreau, une moyenne pour les kystes inclus ; ils ont trouvé que sur 475 cas, 260 appartenaient au côté droit, 173 au côté gauche, et 42 aux deux côtés à la fois. Dans les 80 observations où le côté affecté est désigné, nous avons trouvé des résultats opposés à ceux de Boinet, soit: 23 pour le côté droit, 46 pour le côté gauche et 11 tumeurs doubles. Nous n'avons pas rassemblé un assez grand nombre d’observations pour conclure que la proportion d'inclusion est deux fois plus forte à gauche qu'à droite, mais nous n'hésitons pas à croire que Boinet a compris dans sa statistique tous les kystes parovariques qn'il a rencontrés, ce qui peut fausser les résultats. D'ailleurs nous nous rapprochons des idées de Winckel qui croit à la prédominance en faveur du côté gauche. En résumé, nous conclurons à la plus grande fréquence des kystes inclus à gauche et, d’après Winckel, dont la moyenne coïncide avec celle de nos 32 autopsies, à la proportion de 5, 5 de kystes inclus pour 100 femmes prises au hasard — de Sinéty arrive à la proportion de 4 à 7 pour 100 comme fréquence de ces tumeurs.

Péan donne, dans les volumes I et IIT de ses cliniques, deux statistiques comprenant 290 ovariotomies, parmi lesquelles nous trouvons 36 extirpations de kystes inclus, soit une proportion de 7,5 de kystes inclus pour 100 kystes ovariques simples.

Quelque variables que puissent paraître ces chiffres, ils ont néanmoins l'avantage de prouver l'importance des complications ligamentaires auxquelles, il y a quelques années seulement, on n’accordait aucune attention, puisqu'elles étaient classées parmi les adhérences inflammatoires et traitées comme telles.

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