‹ Étude sur les kystes de l'ovaire interligamentairesChapitre 16 sur 52 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

Les symptômes fournis par les kystes inclus varient selon la période de la maladie ; ils ont quelques caractères spéciaux, mais il en est d'autres qu'ils partagent avec les kystes de l'ovaire ordinaires sur lesquels, d'après notre plan, nous ne nous arrêterons pas.

Les tumeurs ligamentaires ont un développement généralement très lent ; pendant longtemps elles passent inaperçues, ce qui tient à leur siège dans le bassin et au peu de gêne qu'elles causent au début. Quand les malades accusent un sentiment de pesanteur dans le bassin et des douleurs lombaires, la néoformation est déjà assez volumineuse pour que la palpation la révèle facilement. La rapidité d'évolution dépend surtout de la nature de la tumeur, et Olshausen (1) a remarqué bien des fois qu'elle reste souvent stationnaire dans les cas de kystes uniloculaires (hydrops tfolliculorum), tandis que dans les kystes proliférants, elle est relativement plus marquée. Ce qui fait la lenteur des néoformations kystiques ligamentaires, c'est la difficulté qu’elles éprouvent à se développer en repoussant les parties voisines, elles rencontrent des obstacles qui arrêtent souvent la sécrétion dans les kystes où obligent ces derniers à prendre leur expansion d’une façon anormale. Cependant, dès que tout empêchement à la distension ligamentaire a disparu, quand l'inclusion est incomplète, alors la marche est plus rapide, et en un temps assez court, la tumeur arrive à un volume énorme; c’est

(1) Olshausen. — Pitha et Billroth. Bd. IV, p. 118.

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