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pathologiques qui peu à peu deviennent l'apanage de l'organe à l’état adulte. La conséquence de cette intégrité du tissu pulmonaire, c’est une vaso-motricité plus intense, une capillarisation plus large : toutes conditions qui permettent, dans certains cas, le passage plus aisé des embryons. Si l’on considère, en effet que sur 419 enfants de un à quinze ans, Cranwell et Vegas comptent 291 kystes du foie, 32 du poumon et 27 du cerveau, il est facile de voir que le chiffre est plus élevé pour les kystes du poumon que pour les kystes du cerveau, mais en réalité, tenant compte du chemin beaucoup plus long parcouru par les embryons pour gagner le cerveau, sans s'arrêter dans le poumon, on conviendra que les kystes du cerveau chez les enfants sont relativement beaucoup plus fréquents que les kystes du poumon. À priori, le fait paraîtra quelque peu paradoxal, nous croyons toutefois qu'il vient à l’appuide notre hypothèse.
Il était également intéressant de se demander si des embryons disséminés avec les poussières ne parviendraieni pas, en pénétrant dans les fosses nasales, à gagner directement le cerveau par la lame criblée de l’ethmoïde. M. le Dr Dévé, que nous consultions à ce sujet, a bien voulu nous confier ses expériences inédites, nous le remercions à nouveau de sa grande obligeance, et nous sommes heureux de les reproduire intégralement.
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Expériences inédites du D Dévé.
«Dans le but de rechercher si des embryons hexa canthes, amenés dans les fosses nasales avec les poussières, ne seraient pas capables — malgré les objections a priori que soulève une pareille hypothèse — de pénétrer directement dans la cavité cranienne, en traversant la lame criblée de l’ethmoïde, soit par cheminement dans les lymphatiques, soit par migration active, j'avais institué, il y a quelques années, les deux expériences suivantes :
23 octobre 1904. — A deux lapins fixés verticalement, tête en bas, on introduit dans une narine 3 à 4 centimètres cubes d’eau salée physiologique tenant en suspension des œufs de tænias échinocoques adultes, obtenus par infestation expérimentale du chien (1). L'injection achevée, on ferme la narine correspondante et on maintient les animaux tête en bas pendant une demi-heure. Après quoi, on les remet sur pattes.
Le premier animal meurt le 9 décembre 1904 (quarantesept jours après l'inoculation). Autopsie négative. Rien d’apparent dans les fosses nasales, ni dans le cerveau. Rien au niveau du foie, ni du poumon.
Le second lapin est sacrifié Le 9 avril 1906 (près de dix-huit
mois après l’inoculation).
1. Les tænias en question avaient été laissés dans l’eau ordinaire depuis le 12 octobre 1904.
Il n'avait présenté pendant la vie aucun trouble cranien. À l’autopsie, on ne constate aucun kyste dans le cerveau,
non plus que dans le foie, ni dans les poumons.
« Ces deux expériences sont donc restées complètement négatives.
«Toutefois, il y a lieu de faire observer à leur sujet, que les œufs de tænia, dont une bonne partie a bien probablement dû être déglutie secondairement, n’ont pas davantage donné naissance à des kystes du foie, ni du poumon chez les animaux inoculés. C’est qu'en réalité, le lapin est, à cet égard, un mauvais animal d'expérience.
«Chose paradoxale, en effet, cet animal, qui est un hôte excellent pour le développement des kystes échinococciques secondaires (inoculations de débris de membranes fertiles, de vésicules-filles, de sable hydatique), paraît ne permettre que très difficilement le développement de kystes primitifs.
« Surhuit expériences inédites dans lesquelles nous avons fait subir au lapin une ingestion extrêmement abondante d'œufs de tænia échinocoque, nous n'avons obtenu qu’un seul résultat positif.
« À cet égard, le cochon de lait (Leuckart) serait
l’animal d'expérience de choix. »
Ce chapitre ne serait pas complet, si nous n’examinions la part qui revient à l’éehinococcose secondaire dans la pathogénie des kystes hydatiques du cerveau.
Rappelons d’abord que, pour les classiques, le