‹ Étude sur les lésions traumatiques du testiculeChapitre 10 sur 33 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Pendant longtemps, on a groupé, sans chercher à distinguer entre elles, toutes les causes qui peuvent entraîner une inflammation du testicule. On confondait la contusion avec l’épididymite blennorragique, et, le malade, pour expliquer le oonflement des bourses, trouvait toujours un heurt, un froissement quelconque dont le chirurgien acceptait l'influence. Il n’était pas jusqu'aux formes aiguës de la tuberculose génitale qui ne fussent mises sur le compte du traumatisme. Encore ne savait-on pas grand chose sur l’évolution de la soi-disant « orchite traumatique ».

C’est l’atrophie qui, en premier lieu, attira l’attention des auteurs. Tout d’abord Asrcey Cooper insiste sur sa fréquence et signale aussi l'importance que peut avoir l’âge du sujet. Verpeau, en 1931, dans sa thèse «Sur la contusion de tous les organes », admet le traumatisme comme très fréquent. BérarD également admet l’atrophie.

Puis apparaît le terme d’orchite. Mais on note la fréquence de cette évolution atrophique pour l’opposer à sa rareté au cours de la blennorragie.

La possibilité de la suppuration est établie par

À. Cooper, admise par VErpEAU, mais Bérarp fait des réserves : (€ peu fréquente si l’on en juge par le petit nombre d’observations de suppuration rapportées, et, surtout si l’on se rappelle que ce que l’on décrit comme un abeès n’était le plus souvent qu’un tubercule ramolli. »

Cependant on cherche plus encore à localiser les différentes inflammations de l’appareil génital. Ver- PEAU attire l’attention sur les lésions maxima au testicule et, avec Vipaz de Cassis, reconnaît la singulière immunité de l’épididyme qui conserve presque toujours son volume normal, tandis que le testicule fond pour ainsi dire. De même Currine. Celui-ci montre que l’œdème du testicule est souvent moins important qu’à l’épididyme, par suite de la résistance de l’albuginée.

IL est remarquable qu’à l’étude purement clinique de ces traumatismes ne correspondent pas, à la même époque, des recherches anatomiques précises. Ce fait est dû sans doute à la rareté des autopsies.

On avait déjà parlé d’orchites parenchymateuses. Mais CRuvEILHIER surtout s’est préoccupé de la raison anatomique de l’atrophie. Raisonnant par analogie avec l’atrophie des glandes par contusion, il conclut à celle des tubes seminifères.

Puis les auteurs ont essayé d’établir la rareté relative de ce genre de lésions. Après lavoir admis trop facilement (et même sans traumatisme, car 1l suffisait d’invoquer un effort) ; on a nié tout d’abord l'influence de cet effort (Dupray), puis de tout trau-

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