‹ Étude sur les lésions traumatiques du testiculeChapitre 11 sur 33 · EURE · texte numérisé non relu

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matisme. Couron, en 1881, tout en reconnaissant la rareté a réuni un certain nombre de faits dans lesquels l’influence du traumatisme ne peut être mis en doute. |

Mais les renseignements anatomo-pathologiques sont toujours très discrets. Corniz et RANVIER, en 1876, s'expriment avec la plus grande réserve : « II est probable que le testicule présente une inflammation œdémateuse de son tissu conjonctif avec toutes les conséquences de cet état ; c’est-à-dire l’irritation des cellules du tissu conjonctif et l’inflammation de ses canaux lymphatiques. »

A la même époque Recrus, dans sa thèse, croit à des lésions scléreuses parenchymateuses et non interstitielles. Enfin, dès 1881, Moxon et TERRILLON recherchent dans quelles conditions se produisent ces lésions traumatiques, leur siège et leur nature, les désordres qu’elles peuvent laisser. Classant ces lésions en plusieurs groupes, ces auteurs montrent les désordres des travées interstitielles de tissu conjonctif, leur évolution régressive, d’où atrophies interstitielle et parenchymateuse associées. En outre, ils étudient les lésions coexistantes de l’épididyme et du cordon. Pour produire ces lésions, disent-ils, ilfaut déjà un traumatisme violent, portant sur un testicule fixé.

RiGar expérimentant sur des rats, va jusqu’à dire que pour obtenir des lésions constantes et apprécables, il faut une rupture de l’albuginée. Il signale que l’atrophie commence dès le dixième ou douzième Jour.

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Plus tard, CorNi£z examinant deux testicules humains traumatisés et opérés par ScHwaRTz montre qu'il existe dans de tels cas des lésions parfois très accentuées en un foyer.

Dans l’ensemble, on retrouve donc l'intérêt de plus en plus précis que comportent ces lésions traumatiques du testicule. En dehors de leur symptomatologie trop souvent mal définie et des renseignements anatomo-pathologiques nous nous attacherons surtout à l’étude de l’évolution de ces lésions, en particulier atrophie et possibilité de suppuration ; cette dernière éventualité nous paraissant plus importante même qu'il n’a semblé jusqu’à ce jour.

Charles Griveaud 2

SYMPTOMES ET LÉSIONS ANATOMIQUES QUE PEUVENT ENGENDRER LES TRAUMATISMES DU TESTICULE ET DE L'ÉPIDIDYME

TI. -— Les signes cliniques de telles lésions tiennent surtout dans l’anamnèse de l’accident. Deux conditions doivent être réalisées : un traumatisme assez important, et surtout une fixité de l’organe. Ce dernier, très mobile, fuit souvent devant l’obstacle et c’est à cela qu’est due la rareté des lésions graves du testicule. De même, on imagine facilement qu’une violence considérable entraînera parfois des lésions moins intenses qu’un heurt plus léger portant sur un testicule bloqué.

Certains traumatismes réalisent ces conditions : la chute à califourchon, d’où la fréquence relative chez les cavaliers, ou un coup de pied d’homme ou de cheval. D’autres fois le testicule est pris à pleine main et serré, ou bien il est coïncé entre les cuisses et un obstacle.

Il en résulte une douleur immédiate extrêmement vive, syncopale, dramatique. Elle irradie au long du cordon, dans les lombes. Pliant le sujet en deux, elle lui interdit tout mouvement, elle réalise presque toujours cet état € knock dowu », que présente un

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