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sujet atteint durement à l’abdomen par suite de la douleur solaire.
Cette douleur reste donc un signe capital qu’on retrouve toujours facilement à l’interrogatoire de ces blessés. Cet état horriblement douloureux s’atténue rapidement et laisse un endolorissement qui permet la marche et même parfois le travail.
Immédiatement on observe aussi une tuméfaction des bourses.
C’est quelques heures après seulement qu'il est donné d'examiner ces sujets. Il s’est écoulé une sorte d'intervalle libre entre ce stade initial et la reprise des symptômes.
Ii est difficile d'établir un tableau clinique. Les parties molles ayant été interessées, peuvent faire croire par leur œdème à une lésion du testicule qui n'existe pas ; au contraire, elles peuvent masquer une lésion réelle.
Il peut exister un aspect rouge inflammatoire du serotum ou au contraire les téguments seront normaux. La constatation d’une ecchymose revêtira une importance considérable, qu’elle soit relevée sur le serotum ou sur les parties molles avoisinantes, la racine de la cuisse ; mais son absence ne peut infirmer le diagnostic. Une urètrorragie concommitante sera également un renseignement précieux.
Un épanchement peut exister dans la vaginale.
Le testicule, s’il est atteint, est augmenté de volume, bien souvent doublé. Cependant bridé par son albuginée, il peut n’être pas sensiblement beau-
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coup plus gros que son congénère. Sa consistance est changée : plus tendue que normalement, la pression est surtout beaucoup plus douloureuse. On a expliqué la douleur punpgitive et accentüée qui persiste par la tension des éléments intratesticulaires, vaisseaux bridés par l’albuginée.
L’épididyme peut être atteint par le traumatisme ; il est alors augmenté de volume, cette tuméfaction peut intéresser le cordon.
Dans certains cas, l’infiltration de ceux-ci peut constraster avec un testicule peu augmenté de volume et faire croire à une inflammation isolée épididymo-déférentielle. Nous avons déjà signalé l’influence de l’albuginée.
Bref : on peut être en présence d’un scrotum gros et rouge ou : au contraire, à téguments normaux, dans lequel seuls les organes sont augmentés de volume.
On devra noter en outre l’absence de lésions locales et générales par : l'examen des urines et de l'appareil génito-urinaire (lintégrité de la prostate au toucher rectal est un renseignement important), un examen somatique général.
IL — Etant donné le peu de gravité au point de vue vital de telles lésions, les examens anatomo-pathologiques ont toujours manqué.
Reczus a pu inciser un scrotum contusionné, il a trouvé un testicule gros, avec albuginée bleue. Cette coloration était due à une hyperhémie considérable.
ES
Lis
Il existait une fausse membrane sur la vaginale. L’épididyme rouge, turgescant recouvrant une partie du testicule.
Moxop et TErRILLON ont examiné des testicules traumatisés expérimentalement. Ils ont retrouvé des types de lésion à peu près constants et les ont classés en plusieurs degrés. Pour produire des lésions, ils ont dû développer un traumatisme assez violent sur testicule fixé. Leur étude porte sur des cas où il y a eu des lésions permanentes appréciables.
En effet, ne dépassant pas un certain degré, la contusion du testicule peut ne produire qu’un désordre passager, méconnaissable à lœil nu et au microscope, donnant lieu à la douleur uniquement et sans atrophie ultérieure.
Dans une première catégorie de faits, Moxon et TERRILLON ont trouvé :
Dans LE TESTICULE, des hémorragies capillaires en nombre variable, disséminées et qui siègent dans les travées minimes du tissu conjonctif qui séparent les tubes séminifères. Ces derniers ne semblent pas avoir subi d’altérations notables. Il semble que le traumatisme ait entraîné un déplacement rapide des tubes les uns sur les autres ; d’où titaillement en tous sens des travées cellulaires et rupture des vaisseaux très fins qui rampent dans ce tissu.
Dans L’ÉpinibyME, les lésions sont à peu près
semblables ; cependant outre les hémorragies
En ne
interstitielles du tissu cellulaire les tubes sont légereruent altérés. |
Quelques jours après apparaît :
Une irritation manifeste du tissu cellulaire qui entoure les tubes ; ædème de ce tissu, prolifération des éléments, augmentation des globules blancs dans les espaces lymphatiques, et, vascularisation plus abondante. Les tubes subissent des modifications accentuées, cependant leurs parois s’épaississent et les cellules intra-tubulaires deviennent troubles.
Le deuxième degré est remarquable par les désordres primitifs plus étendus dans le parenchyme du testicule. En différents points se trouvent de véritables foyers. Ce ne sont pas des noyaux apoplectiques, mais de petits amas dans lesquels les tubes sont dilacérés et mélangés à d’abondants globules rouges rangés dans le testicule. Cependant la formation de foyers sanguins dans le testicule est extrêmement diflicile, peut-être est-1l impossible de trouver une hématocèle intra-testiculaire.
Les lésions consécutives à ce degré sont naturellement beaucoup plus sérieuses.
Le troisième degré est caractérisé par une rupture de l’albuginée d’étendue variable. On peut trouver alors un véritable écrasement du testicule. La rupture peut être peu étendue, donnant issue à quelques tubes et à une hémorragie abondante qui remplit la vaginale due à la lésion des vaisseaux de l’albu-