‹ Étude sur les ligaments du péricarde chez l'hommeChapitre 15 sur 29 · MAGIE · texte numérisé non relu

MAGIE

1°. — CoNNEXIONS DIRECTES OU IMMÉDIATES.

(Ligament sterno-péricardique de Luschka ou ligament costo-péricardique de Lannelongue et Le Dentu.)

Luschka, à qui l'on doit une étude très détaillée des ligaments sterno-péricardiques, décrit ainsi les attaches du péricarde à la partie supérieure de la paroi thoracique antérieure (1) :

Le ligament sterno-péricardique supérieur à généralement une double origine. Les faisceaux qui le constituent proviennent, en effet, en partie de l'extrémité inférieure du feuillet moyen du fascia cervical, en partie du .manubrium sternal. |

L'origine sternale se fait par plusieurs faisceaux ou lanières, immédiatement au-dessous de linsertion des muscles sterno-thyroïdiens. À ces faiseeaux, viennent se Joindre à angle aigu ceux qui proviennent de l’aponévrose moyenne.

Lannelongue et Le Dentu (2) donnent de ce ligament une description bien différente. D'après eux, le feuillet postérieur de la gaine des slerno-thyroïdiens, arrivé à l'orifice supérieur du thorax, se fixe, sur les côtés, au bord interne de la première côte, en avant de la veine sousclavière, en arrière de l'articulation costo-claviculaire. Par sa partie moyenne, elle se prolonge directement jusqu’au péricarde.

(1) Luschka. — Loc. cit.

(2) Lannelongue et Le Dentu.— Note sur un ligament non décrit du péricarde (ligament coslo-péricardique). Arch. de Physiologie, tome 1, 1868, p. 448.

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En un mot, pour Lannelongue et Le Dentu, il n'y à pas d’insertions sternales du ligament. En raison de ses attaches, ils donnent à ce ligament le nom de costopéricardique.

À un autre point de vue, la note de ces auteurs est également très intéressante. Ils pensent que ce ligament renferme dans son épaisseur les débris du thymus et qu’il n’est que l'enveloppe modifiée de cet organe. Si le ligament est proportionnellement plus développé que la gaine du thymus, cela provient de ce que ce ligament est appelé par ses connexions « À un nouveau rôle, celui de contribuer à la fixation du péricarde. »

Enfin Debierre décrit dans cette région deux ligaments : le ligament péricardo-sternal supérieur, qui s'étend du sommet du péricarde à la base du sternum et se continue en haut avec l’aponévrose cervicale moyenne», et le «Zigament péricardo-cosial, lame fibreuse qui, du sommet du péricarde, va s'attacher à la première et à la seconde côte en passant en avant du thymus chez l'enfant, de ses débris chez l'adulte, et se continue également en hautavecl’aponévrose cervicale moyenne » (1). Nous allons tout d’abord décrire le ligament et montrer son origine ; nous dirons ensuite quelle est sa signification morphologique. .

l° Description du ligament

a) /nserlions. — Une coupe passant au niveau du corps thyroïde (fig. 4) montre que le feuillet profond de l’aponévrose moyenne est interposé entre les muscles sterno-

(1) Debierre. — Trailé élémentaire d’anatomie de l’homme, avec notions d’organogénie et d'embryologie générale. T. I, p.503. Paris,

DR RUE thvroïdiens en ‘avant, les viscères du cou et le paquet vasculo-nerveux en arrière. [l tapisse done, par sa façe profonde, la face antérieure de la glande thyroïde.

Fi6. 5. — Schéma de la coupe verticale, antéro-postérieure el médiave, de la région sous-hyoïdienne 1. Muscle sterno-thyroïdien ; 2. Feuillet profond de l'aponévrose moyenne ; 3. Aponévrose thyro-péricardique ; 4. Tronc brachio-céphalique veineux gauche ; 5, Ligament sternocosto-péricardique supérieur ; 6. Péricarde: 7. Lame antérieure du ligament trachéo= péricardique : 8. Lame postérieure du même ligament.

Sur la ligne médiane, ce feuillet est uni au feuillet superficiel. Sur les côtés, il se dédouble tout d'abord, pour former une gaine aux muscles sterno-thyroïdiens. Il arrive ensuite à la gaine du paquet vasculo-nerveux ; à ce niveau il se dédouble encore. Une des lames de dédoublement se

Jette sur la gaine des vaisseaux dont elle renforce la portion antéro-interne. L'autre se recourbe en arrière, tapisse les faces latérales du corps thyroïde, et, lorsqu'elle arrive sur le bord postérieur des lobes de la glande, elle se fusionne avec ce que nous déerirons sous le nom de gaine viscérale.

Simaintenant on suit ce feuillet profond de l'aponévrose moyenne de haut en bas ‘fig. 5), on remarque que sur le bord inférieur du corps thyroïde, il est encore solidement réuni par des tractus fibreux avec la gaine viscérale.

En résumé, la loge unique qui renferme le corps thyroïde est formée en avant et sur les côtés par le feuillet profond de l’aponévrose moyenne, en arrière par la gaine viscérale, les deux formations aponévrotiques se réunissant sur tout le pourtour de la glande. | |

La réunion de la gaine viscérale et de l’aponévrose sur le bord inférieur du corps thyroïde ne se fait que sur une petite étendue ; de telle sorte que les deux lames aponévrotiques ne lardent pas à se séparer. Laissons la gaine viscérale continuer son chemin en bas sur la trachée — nous la retrouverons plus tard — et continuons à suivre vers le thorax le feuillet profond de l’aponévrose moyenne. Ce feuillet aponévrotique, toujours appliqué contre la face profonde des muscles sterno-thyroïdiens, arrive jusqu'aux insertions inférieures ou thoraciques de ces muscles.

Ces insertions se font. sur le premier cartilage costal, sur le sternum et sur la première articulation chondrosternale. L'insertion de chacun des sterno-thyroïdiens a une direction oblique en bas et en dedans et s'étend du premier cartilage costal correspondant, jusqu'au milieu du sternum, dépassant même parfois la ligne médiane. Ilen

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