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résulte que les lignes d'attache des deux muscles décerivent, dans leur ensemble, une ligne courbe continue, à concavité dirigée en haut et en arrière, allant d’un cartilage costal à l’autre et traversant le manubrram.
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Fic. 6. — Ligamient sterno-costo-péricardique (d'aprés nature) 1. Insertions sternales du muscle sterno-thyroïdien : 2. Portion latérale du ligament sterno-
costo-péricardique supérieur; 3, [igament sterno-costo-péricardique supérieur : 4. Péricarde.
A ce niveau, le feuillet profond de l'aponévrose moyenne se comporte différemment, suivant qu'on Île considère dans la région moyenne ou sur les côtés. L'on peut, en effet, à ce point de vue, diviser la ligne d'inser-
lion des deux muscles en trois parties : 1° deux latérales ayant environ 2? centimètres de largeur et qui répondent aux insertidns sur le cartilage costal et la portion voisine du manubrium; 2 une partie moyenne, comprise entre les deux précédentes, mesurant de 4 à 5 centimètres de largeur, et qui répond tout entière au manubrium.
Dans la partie moyenne (fig. 5 et 6), l'aponévrose ne contracte pas d’'adhérences avec le périoste sternal. La sonde cannelée ou ledoigtséparent facilement l’aponévrose de Pos: Elle continue donc son trajet, en bas, jusque sur le péricarde, où elle se termine, suivant une ligne qui répond ordinairement à lorigine du tronc aortique. Il n'est pas rare cependant de la voir se terminer au-dessus ou au-dessous de Porigine de l'aorte. Rapportée à la paroi thoracique, cette Llerminaison se fait à la hauteur de lextrémité sternale du troisième cartilage costal ou du troisième espace intercostal.
Sur les côtés (/ig. 6), laponévrose ne va pas directement jusqu'au péricarde. En effet, aux limites mêmes des inserlions du sterno-thyroïdien, elle adhère au sternum, au premier carlilage costal, à l'articulation chondro-sternale correspondante, et, enfin, à l'expansion aponévrotique que les gaines vasculaires envoient en avant sur le cartilage des premières et des deuxièmes côtes et sur Île sternum, au voisinage des attaches inférieures des sternothyroïdiens. Cette dernière partie correspond au ligament costo-péricardique de Debierre.
Ce que nous venons de dire nous permet de donner la définition suivante du ligament sterno-costo-péricardique supérieur :
L'on entend par ligament stlerno-coslo-péricardique supérieur, la partie prolongée du feuillel profond de l'apo-. névrose moyenne, portion dont la limite supérieure cor--
respond aux insertions inférieures des muscles sterno-thyroïdiens et dont la limite inférieure est marquée par son. insertion sur le péricarde.
On voit par ce qui précède que les origines supérieures du ligament sterno-costo-péricardique ne sont pas telles que les décrit Luschka. L'on voit également que les deux ligaments décrits par Debierre n’en forment qu'un.
Nous pensons, d’une part, avec Lannelongue et Le Dentu, que le ligament est simplement la continuation - du feuillet profond de l’aponévrose moyenne et qu'il ne présente pas d’attaches siernales dans sa portion moyenne. D'autre part, et contrairement à l'opinion de ces deux auteurs, nous ne croyons pas que les insertions que prend le feuillet profond de l’aponévrose moyenne sur les côtés soient limitées à la première côte. Nous avons, plus haut, indiqué en détail ces points d’adhérence.
Le ligament ne mérite donc pas le nom de « costo-péricardique » que lui ont donné Lannelongue et Le Dentu.
b) Trajel, aspect, dimensions, rapports, résistance
Dans son trajet, le ligament n'a pas une direction parallèle à la face interne de la paroi thoracique : il s'éloigne peu à peu de celle«1, au fur et à mesure qu'il descend. En d’autres termes, 1l a une direction moins oblique que le sternum et se rapproche de la verticale.
Lorsqu'il est disséqué, le ligament est lisse, brillant. Sa longueur est très variable ; nous avons trouvé comme chiffres extrêmes 4 et 8 centim. Dans les cas où iln'atteint que 4 à 5 centim., sa terminaison inférieure se fait sur le péricarde au-dessus de l’orifice aortique, c’est-à-dire sur Ja portion du sac fibreux qui recouvre le pédicule artériel.
Sa forme est celle d’un triangle isocèle. Le sommet
tronqué se fixe sur le pédicule, en général, suivant une ligne oblique en bas et à gauche, et non pas transversalement, comme le disent de nombreux auteurs. L'étendue de ce sommet tronqué varie entre 0 cent. 5 et ? centim.
La base est limitée latéralement par les attaches du feuillet profond de l’aponévrose movenne sur la première côte, le sternum, et les premières expansions des gaines vasculaires, dans les points que nous avons déjà indiqués ; dans la région moyenne, la base n’a pas de limite fixe, le ligament se continue sans ligne de démarcation avec l’aponévrose. Enfin, les bords sont légèrement courbes el à concavité dirigée en dehors.
Sa résistance est très variable, et si Luschka a trouvé des ligaments qui pouvaient supporter un poids de plusieurs livres, il en est d’autres qu'une faible traction déchire.
2 Sigruficalion morphologique.
Quelle est la signification morphologique de ce ligament? Pour nous, le ligament sterno-péricardique ou coslopéricardique ne représente pas l'enveloppe tout entière du thymus, comme le croient Lannelongue et Le Dentu : il n'est que le feuillet antérieur transformé de celte enveloppe.
Pour le démontrer nous aurons à comparer, successivement, chez le fœtus et chez l'adulte, les rapports du thymus et de son enveloppe avec ceux du ligament.
a) Chez le fœtus. — Chez le fœtus, le thymus présente une portion cervicale et une portion thoracique. Il s'étend en haut jusqu'à quelques millimètres du bord inférieur du corps thyroïde, au contact duquel ilarrive assez souvent, Nous avons sous, les yeux deux préparations où le