‹ Étude sur les ligaments du péricarde chez l'hommeChapitre 17 sur 29 · RENE ES · texte numérisé non relu

RENE ES

thymus, par ses cornes supérieures, atteint la glande thyroïde. | |

En bas il arrive jusqu'à la hauteur du troisième espace intercostal où du quatrième cartilage costal.

F1G. 7. — Le thymus et sa gaine chez le fœtus. On a sectionné longitudinalement le thymus et la paroi antérieure de sa gaine. — La partie supérieure du plastron sternal a été relevée ;

Î. Insertions du musele sterno-thyroïdten : 2 et 5. Paroi antérieure de la gaine du thymus: 4. Paroi postérieure de cette gaine ; 5. Thymus ; 6. Bord droit d’une ouverture faite au péricarde en arrière du thymus : 7. Péricarde.

En avant, il est en rapport, en allant de haut en bas, avec la face postérieure des muscles sterno-thyroïdiens, avec les attaches inférieures de ces muscles qui le sépa-

rent du manubrium, enfin avec le sternum, les espaces intercostaux, les carlilages costaux, jusqu'aux limites inférieures de la glande que nous venons d'indiquer. © En arrière, le thymus répond à la trachée, aux troncs brachio-céphaliques veineux, gauche et droit et brachiocéphalique artériel, à la partie inférieure de la carotide gauche et, enfin, au péricarde, qui le sépare du pédieule artériel formé par l'aorte et l'artère pulmonaire.

= Ses faces latérales répondent, dans la région du cou, à la portion externe des muscles sterno-thyroïdiens et, sur

un plan plus postérieur, à la gaine vasculo-nerveuse. A

l'entrée du thorax, elles sont en rapport intime avec l’expansion aponévrotique qui rattache les troncs brachiocéphaliques veineux et les vaisseaux mammaires à la clavicule, au premier cartilage costal et au sternum.

Mais le thymus n’est pas directement en contact avec les organes que nous venons d'énumérer ; il en est séparé par son enveloppe aponévrotique.

Celle-ci répond, en avant, à la face postérieure des muscles sterno-thyroïdiens et au sternum, en arrière, à la trachée et aux gros vaisseaux de la base du cœur. Sur les côtés, elle se fusionne avec la gaine des vaisseaux et avec lPexpansion que celle-ei envoie sur la paroi thoraeique, dans les points que nous avons indiqués.

Ce qu'il est surtout important de remarquer, ce sont les connexions très solides que lenveloppe thymique affecte avec le péricarde en bas, avec les éléments aponévrotiques de la loge du corps thyroïde en haut.

En haut la gaine du thymus se continue avec la loge aponévrotique de la glande thyroïde. Les deux lames fibreuses qui entourent ce dernier organe se rejoignent sur son bord inférieur. Peu après, elles se dédoublent à nouveau pour former la gaine du thymus.

Cette gaine se trouve donc formée, comme l'enveloppe du corps thyroïde, par deux formations aponévrotiques : le feuillet profond de l’aponévrose moyenne en avant, et en arrière par la gaine viscérale ou ses dépendances (fig.7).

Enfin,en bas, la gaine du thymus s'attache sur la région moyenne de la face antérieure du péricarde par une mem brane très solide, décrite par Lieutaud. [est facile de se rendre compte que cette membrane est constituée par le feuillet antérieur seul de la gaine thymique, qui se prolonge sur la poche cardiaque et à laquelle 1} adhère fortement.

Le feuillet postérieur de la gaine n'entre pas, en effet, dans la formation du liyament thymo-péricardique. Après avoir successivement recouvert les troncs brachio-céphaliques veineux el artériel, ilarrive sur la partie supérieure du sac fibreux sur lequel il se termine peu à peu. Au-dessous 1l n’est plus représenté que par une très mince lame de tissu cellulaire lâche, qui finit de recouvrir la face postérieure du thymus jusqu'à l'extrémité inférieure de la glande.

Par conséquent, la parot antérieure du thymus chez le fœtus est constituée de haut en bas :

x) Par le feuillet profond de l’aponévrose moyenne ;

B) Par le ligament sterno-costo-péricardique, qui conunue ce feuillet au-dessous des insertions des muscles sterno-thyroïdiens et qui se confond inférieurement avec le ligament thymo-péricardique.

b) Chez l'adulle. — Si maintenant nous examinons chez l'adulte les rapports des vestiges du thymus, nous trouvons ceux-c1 placés dans une loge aponévrotique bien étudiée par Cooper (1). En vorci la description :

Page 1