OUTRE
vicalé en haut, jusqu'à la 5° vertèbre dorsale en bas. Nous avons vu, sur un sujet, cette ligne d'attache remonter en haut jusqu'à la 4° cervicale et descendre en bas jusqu'à la 6° dorsale. Toutefois, les bandes ligamenteuses qui se fixent à la hauteur de la 5° et de la 6° dorsales n'entrent pas en connexion avec le péricarde. Par consé-
quent,la ligne d'insertion supérieure des faisceaux du liga-
ment verlébro-péricardique gauche s'élend depuis la 4° cervicale jusqu'à la 4° dorsale inclusivement.
Le nombre de bandelettes ou de cordons qui le composent est très variable. Nous en avons compté 11 sur un sujet. En général, ils sont au nombre de 6 à 10.
Ils se dirigent en avant en convergeant les uns vers les autres. De leur réunion naît une masse aponévrotique très irrégulière de forme, qui ne tarde pas à se diviser elle-même en trois lames fibreuses secondaires, auxquelles nous donnerons les noms de membrane interne, membrane moyenne et membrane externe. (Voir fig. 8.)
1° La membrane interne est renforcée par quelques. faisceaux isolés provenant de la portion correspondante de l’aponévrose prévertébrale, ou des apophyses transverses voisines. Elle se dirige en avant et en bas et se fixe sur le bord latéral droit de l’æsophage.
Cette membrane est l’homologue de la bande que nous avons décrite du côté droit et qui s'attache, elle aussi, sur l'œsophage.
2° La membrane moyenne a une direction plus oblique en bas et en avant, que la précédente. Elle atteint la gaine viscérale au niveau du bord postérieur de la trachée ; elle se fusionne, en majeure partie, avec cette gaine qu'elle renforce ; quelques faisceaux se fixent sur la trachée.
3 La membrane externe aboutit au péricarde. C’est elle
qui constitue le ligament vertébro-péricardique, et voici comment :
Les faisceaux qui la composent convergent vers la face supérieure de la portion horizontale de la crosse aortique, et l’atteignent immédiatement en arrière et en dedans de l’origine de l'artère sous-clavière gauche. Elle se divise alors en deux portions: l’une postéro-interne, lautre antéro-externe.
a) Portion postéro-interne. — Elle contourne la face postérieure et interne de la portion horizontale de la crosse de l'aorte. Elle se porte en même temps en bas et en avant, de façon à atteindre le péricarde fibreux, sur lequel elle se fixe, un peu au-dessous de un du tronc brachiocéphalique artériel. (Voir fig. 9
b). Portion antéro-externe. —* Celle-ci descend en obliquant en bas et en dehors, contourne la face supérieure de la crosse et s'applique sur la face antéro-externe de la portion horizontale. Mais pour atteindre ce point, les faisceaux fibreux ne passent pas entre la carotide et la sous-clavière gauche, comme le dit Teutleben ; ils glissent en arrière et en dehors de l’origine de ce dernier vaisseau. -Enfin de la face antéro-externe de la crosse. les faisceaux descendent en obliquant légèrement en dedans et en avant et aboutissent au péricarde, un peu au-dessous et en avant du pédicule pulmonaire. Les fibres se fusionnent au sac fibreux en s'éparpillant en éventail.
En résumé : la cloison sagittale gauche possède deux sortes de faisceaux fibreux : les uns vont à la gaine viscérale, se confondent en grande parte avec elle, en partie se
fixent soit sur l'œsophage, soil sur le bord postérieur de la trachée.
la crosse de l'aorte, la trachée
Fe. 9. — Ligament vertébro-péricardique gauche ( et l'œsophage ont été fortement réclinés en bas).
1. Ligament vertébro-péricardique gauche ; 2. Po/tion antéro-externe ; 3. Portion postérointerne de ce ligament ; aroi supérieure de la portion horizontale de la ctosse de l'aorte ; 5. Origine, du tronc brachio-céphalique artériel : 6. Péricarde : 7. Œsophage :
$, Trachée.
Les autres constituent le ligament vertébro-péricardique. Ils se dirigent sur la face supérieure de la portion horizontale de la crosse aortique et se divisent en deux lames ligamenteuses qui passent l'une en avant el en dehors, l’autre en arrière el en dedans du tronc aortique. Elles se lerminent sur le péricarde, la première un peu audessus et en avant du pédicule pulmonaire, la seconde un peu au-dessous de l'origine du tronc brachio-céphalique arlériel.
Par sa forme ce liygament mérite le nom de liyament en fourche.
Le ligament vertébro-péricardique gauche a donc des connexions beaucoup plus étendues avec le sac péricardique que le ligament vertébro-péricardique droit.
Sans recourir à une dissection minutieuse de ces deux ligaments, on peut se rendre très facilement un compte exact de leur disposition et de leur importance par le procédé suivant. Après avoir sectionné transversalementlecou
Le
à la hauteur de la 5° cervicale, si l’on attire en avant la trachée et l'æœsophage, il se forme en arrière de cet organe une cavité sacciforme, qui, en bas, aboutit au médiastin postérieur. Cette cavité est limitée, en avant, par la face postérieure de l’œsophage, tapissée par la lame transverse intermédiaire de Fayet; en arrière, par la colonne vertébrale et les aponévroses prévertébrales ; sur les côtés, par les cloisons sagittales elles paquets vasculo-nerveux. Si l’on promène l'index introduit dans cette cavité, d’abord sur la face interne de la cloison sagittale droite, celle-ci n'offre qu'une bien faible résistance à la pression, sauf en deux points qui correspondent aux deux faisceaux ligamenteux, que nous avons décrits de ce côté.
Du côté gauche, la cloison sagittale offre à la pression
TS
une résistance en général beaucoup plus considérable mais très inégale : le doigt promené le long de la cloison sent très bien les nombreux échelons produits par les cordons ligamenteux.
Enfin ajoutons que les conclusions que l’on peut tirer de l'étude expérimentale {voir page 79 et suiv.) du rôle
physiologique des ligaments du péricarde, concordent par-
faitement avec les résultats que nous avons obtenus au cours de nos recherches sur Ten des ligaments vertébro- -péricardiques.
Chez certains sujets, et particulièrement chez les sujets jeunes, les cordons ligamenteux n'existent pas ou sont peu distincts des membranes conjoncetives qui constituent les cloisons sagittales. Si, avec beaucoup de précaution et en usant surtout du manche du scalpel, lon dissèque ces cloisons de haut en bas, on les voit affecter avec les gaines vasculaire et viscérale, avec la trachée et l’œsophage, avec la crosse de l'aorte et le péricarde, les mémes rapports que chez les sujets où 1l existe des faisceaux Hgamenteux nettement différenciés, tels que nous les avons décrits précédemment.
D. — Connexions du péricarde avec la gaine viscérale
D'après la définition de Charpy, la gaine viscérale «est un étui lamelleux, mince, mais assez dense, qui entoure la trachée et l'œsophage ; elle les sépare en avant de l'aponévrose moyenne, en arrière de l’aponévrose profonde. »
Cette gaine est fixée, d'une part, en arrière, sur la colonne vertébrale et sur l'aponévrose prévertébrale, par des lames RDrEUsES qui font partie des cloisons sagit-
tales.