‹ Étude sur les méthodes de dosage de quelques éléments importants de l'urineChapitre 44 sur 59 · SET · texte numérisé non relu

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le volume d'azote restant avec les précautions ordinaires. Afin d'éviter les calculs, le tube de M. le professeur Bou-

. chard est gradué de façon que, pour chaque volume de gaz

trouvé, on ait immédiatement la quantité correspondante

d’urée. — Chaque division indique un gramme d’urée par litre. | | - Orservarions. — Ce procédé est réellement commode et:

ingénieux. Cependant, il est passible de quelques objections : 1° La graduation du tube ne permet pas les corrections de températureet de pression indispensables lorsque les conditions d'expérience s'éloignent de celles qui ont présidé à la graduation de l'instrument. Cette graduation a été établie,

en effet, en supposant la température invariable et égale à

47, et la pression de 760 millim. Pour éviter cette erreur, il suffirait, d’ailleurs, de se servir d’un simple tube gradué en dixièmes de centimètres cubes. Le poids d’urée serait donné par la formule classique que nous connaissons. 2° Le dégagement gazeux exigerait, d'après MM. Garnier et Schlagdenhauffen et d’autres auteurs, de douze à vingt-quatre heures pour être complet à froid. S'il en est ainsi, nous serions en présence d’un inconvénient qui enlèverait au procédé son côté pratique, de sorte qu'il ne répondrait plus aux exigences cliniques. 3° Enfin, on pourrait peut être faire remarquer que la lecture du volume d'azote se fait sur de l'eau plus ou moins saturée de chloroforme dont la tension de vapeur est loin d'être négligeable, puisque à 20° elle est à peu près dix fois plus forte que celle de l’eau : « celle du chloroforme étant de 160 millim. de mercure à 20°, celle de l’eau n’est que de 17 millim. 4 ». |

En vertu de la loi du mélange des gaz et des vapeurs, la force élastique de l'azote mesuré ne sera pas H —f, mais bien H—(f+ f), en appelant H la pression du moment, f la

tension de vapeur d’eau et f la tension de vapeur du chloro= forme pour la température de l'expérience.

Le volume d'azote, ramené à 0° et 760 millim. dans r air sec, sera donc : |

= Ve Ce La 760

Comme f’ est beaucoup plus grand que f, et qué les variations de pression ont une influence très manifeste sur les volumes de gaz, on se rend compte que le volume d'azote sera augmenté d’une façon appréciable sila température est tant soit peu élevée.

Il est vrai que si l'on a soin de renouveler l'eau du tube plusieurs fois en changeant l’eau de la cuve, on peut arriver à ce que la lecture se fasse sur de l'eau contenant très peu de chioroforme en dissolution et, par suite, à réduire à des limites restreintes l'influence de la tension de vapeur du

chloroforme,

III. — Dosage de l'urée par transformation en acide carhonique et ammoniaque,

Le principe de cette méthode repose sur le fait suivant : L'urée fixe toujours une molécule d’eau et se transforme en acide carbonique et ammoniaque lorsqu'elle est chauffée sous pression avec des bases ou des acides, ou même avec de l’eau. | CH'A7z?0 + H20 = CO +2 Az:

1° Procédé de Bunsen. C’est le premier procédé en date reposant sur la réaction précédente.

On additionne 20 centim. cubes d'urine d’une solution de chlorure de bæryum ammoniacal. Après filtration, on chauffe le liquide en tube scellé pendant deux heures à 240°, ou pendant trois heures à 200°.

RE carbon e de baryte formé est filtré, lavé 4 transformé

de et on Aie A ds dont # à LT ne d'urée.

es il n en Re de même ad on uide contenant des dr à variables

réal ine 7 ‘+ . ads ; LS L carbonate de “baryte; l'allantoïne PRES MR CEE ique; ke: sucre et l'albumine CAPE: AR TP Te

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couche de platine déposée par voie électrolytique et ee. è

à l’aide d’un couvercle à vis.

Ils opèrent sur 10 centim. cubes d'urine, préalable-

ment décolorée au charbon et additionnée de 20 centim.

cubes d’eau. Ils chauffent dans un bain d'huile à 180° pendant

une demi-heure. Ils recueillent le liquide après lavage convenable du tube et font le dosage volumétrique de l’ammoniaque avec de l'acide sulfurique normal. Nr

Osservarions. — Ce procédé est évidemment préférable aux deux précédents. Avec de l’urée en dissolution dans l'eau, il fournit des résultats parfaitement exacts, mais avec

de l'urine il comporte quelques erreurs : D'abord, on ne tient

pas compte des sels ammoniacaux contenus normalement

dans l'urine, ni de l'influence due à la créatinine ; ensuite, ilest loin d’être pratique, comme tous les procédés de ce

genre d'ailleurs et, avec des urines très colorées, il est diffi-

cilement applicable.

40 Procédé Piflüger « Modification du Procédé Bunsen » — Pflüger à cherché à faire disparaître les causes d'erreurs que nous avons signalées dans le procédé Bunsen, en éliminant la majeure partie des malières azotées autre que lurée par précipitation au moyen de Facide phosphotungstique en présence de l’acide chlorhydrique.

L'acide phosphotungstique ne précipite pas, en effet, une solution d'urée pure, en présence de l'acide chlorhydrique,

mais il précipite, au contraire, les matières extractives diverses : acide urique, créatine, créatinine, xanthine, peptone, etc.

Bien que ce procédé soit d’une exécution délicate et qu'on -

ne puisse pas l’employer couramment, nous le décrirons i ici, parce qu'il permet de doser exactement l’urée.

On détermine parun essai rapide opéré sur 10 centim. cubes d'urine additionnés de 1 centim. cube d’acide chlorhydrique,

le volume d’une solution d’acide phosphotungstique nécessaire pour précipiter l'ensemble des matières extractives azotées urinaires. |

On mesure, ensuite, 200 centim. cubes d'urine que l’on introduit dans un ballon assez grand ;- on ajoute 20 centim. s cubes d'acide chlorhydrique concentré et le volume

LE d'acide phosphotungstique reconnu nécessaire ; on ferme le

vase et on abandonne le tout à lui-même pendant 24 heures;

on note le volume total et on jette sur un filtre sec. On pré-

lève 40 centim. cubes de la liqueur filtrée « correspon-

dant à un volume connu d'urine », et on les additionne d’un

mélange de chlorure de baryum et d’ammoniaque ; on filtre

pour arrêter le phosphate et le sulfate de baryte formés et

. l'on reçoit le liquide filtré dans un ou deux tubes en verre

vert épais que l’on scelle à la lampe. On les chauffe à 200°

durant 5 heures ou à 240° durant 2 heures. — Dans ces

conditions, l'urée se dédouble en acide carbonique et ammoniaque. 3 ë

Le carbonate de baryte formé est recueilli avec les précau-

L __ tions classiques ordinaires sur un filtre à analyse; on le lave,

on le sèche et on le transforme en sulfate de baryte que l’on

<-A Dès; : Fe

+ Le calcul indique que 116 gr. 15 de BaSo“ correspondent

à 22 gr. de CO? ou à 30 gr. d'urée.

: Ossenvarions. — Ce procédé est l’un des plus exacts que nous possédions ; mais il est loin d’être clinique; il exige une main expérimentée. On peut en faire usage pour des dosages isolés d'urée; la chose n’est plus possible, s'il s'agit detoute une série d'analyses. Enfin, on pourrait objecter qu'il peut se former aux dépens du verre du tube scellé une

dt petite quantité de silicate de baryte qui s'ajoute au carbonate de baryte et qui, par suite, vient augmenter le poids du sulfate de baryte d'une quantité correspondante.

IV. — Dosage de l'urée par transformation en carbonate d’ammoniaque sous l'influence des ferments.

Procédé Miquel. -—— M. P. Miquel a publié, il y a quelques

années seulement, un procédé très simple et très curieux

pour doser l’urée dans l'urine : Il repose sur la transformation de l’urée en carbonate d'ammoniaque sous l'influence du son ferment ammoniacal produit par le bacillus ureæ qu'il à

isolé. Musculus, en 1874, avait déjà donné le principé d'un

dosage à peu près analogue. C'est une réaction semblable à

celle quise produit dans les procédés que nous venons d’ ges tudier, avec cette différence qu'elle résulte de l'action d'un

ferment soluble, d’une diastase.

On prend d’abord le titre acide de l'urine. On procède à

cette opération en ajoutant, à un volume déterminé d'urine, un excès de liqueur alcaline type ; on filtre et on dose au

moyen d’une solution acide titrée, le titre alcalin du diquide

ainsi obtenu. La différence des deux ‘titres alcalins avant et après donne l'acidité totale. On mesure, ensuite, 50

100 centim. cubes d'urine qu'on additionne de de gouttes de liquide ou bouillon diastasifère. On place le tout

à l’étuve deux heures à 50° dans un vase à peu près plein À et bien bouché à l’émeri. Au bout de ce temps, on dose: l’alcaliniié de la liqueur (alcalinité résiduelle) avec une solution acide titrée, et on calcule l’urée d'après l’'ammo=

ee formée, sachant que 1 gr. d’ ammoniaque correspond à 1 gr. 765 d'urée. SA D'après M. Miquel,son ferment be offre la particularité de ne former du carbonate d'ammonium qu'avec l’urée, à l'exclusion de l'acide urique, de l'albumine, etc.

5 il en est réellement ainsi, si les autres corps azotés de

l'urine ne subissent pas l’action du ferment, nous nous trou-

vons là en présence d'un mode de dosage de l'urée très ori=

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