‹ Étude sur les méthodes de dosage de quelques éléments importants de l'urineChapitre 46 sur 59 · CPS TR PP RU · texte numérisé non relu

CPS TR PP RU

ne

le plus de temps et offrent le plus de diffoultés dans | l'exécution: de sorte que, s’il est possible de les appliquer dans quelques cas particuliers, il est extrêmement difficile d'en faire usage lorsqu'on à un grand nombre de dosages à effectuer dans un temps restreint. = Les procédés à l’hypobromite dont nous allons aborder l'étude répondent beaucoup mieux aux exigences pratiques et sont presque exclusivement employés aujourd'hui. Le grand reproche qu'on leur a adressé et qu'on leur adresse encore actuellement, c'est de ne fournir que des ” résultats approchés ou sur l'exactitude desquels il'n'est pas possible de compter. > Nous espérons démontrer qu'avec de bons instruments, qu’en prenant des précautions dans l'exécution de l'opération et en se plaçant dans des conditions déterminées (tant sous le rapport des réactifs que sous le rapport de l’état des solutions uréiques), on peut obtenir des résultats au moins aussi exacts que ceux donnés par les procédés les plus précis que nous avons Cite; et d’une façon RPRUERUR plus simple.

La réaction qui se produit dans l’action des hypobromites alcalins est exprimée par la formule : | CH'Az20 + 3BrONa — 3BrNa + CO? + A7? te 2H20. Avec les hypochlorites à chaud, l'équation est la même. I y a formation de volumes égaux d’acide carbonique et d'azote. Ces deux gaz devraient se dégager tous deux, mais comme le réactif contient un excès de Ni LAzote seul est éliminé.

Tous les procédés basés sur cette réaction sont des procédés volumétriques.

b) Davy, le premier, à indiqué l’action des hypochlorites sur l'urée. Lecomte, en 1858, avait fondé sur cette réaction un procédé de dosage, mais, comme il obligeait à l'emploi

d'effectuer rapidement l'analyse de ce corps.

UT pe

de la chaleur et à des manipulations assez délicates, il ne s'était pas vulgarisé.

En 1860, Knop apporta à cette méthode une modification importante en substituant aux hypochlorites alcalins les hypo-

- bromites dont l'action, identique théoriquement, se produit

immédiatement à froid et se termine en un temps très court.

Plus tard, en 1870, Hüfner en Allemagne, et Yvon. (1872) en France, imaginèrent des appareils basés sur la décomposition de l’urée par les hypobromites alcalins permettant ,

Depuis cette époque, il a été créé un grand nombre d’uréomètres plus ou moins ingénieux, dans le but Soit de simplifier le manuel opératoire, soit d'éviter l'emploi du mercure, soit encore de diminuer les causes d'erreurs. Nous aurons l'occasion, dans quelques instants, de faire la critique générale de ces instruments.

Toutefois, comme les appareils de Hüfaër et d'Yvon furent les premiers qui permirent une application vraiment pratique de laméthodeàl'hypobromitede soude, nous croyons

devoir dire immédiatement et en hu mots en quoi ils

consistent :

L'uréomètre de Hüfner se compose d’un tbe de verre de large diamètre divisé en deux réservoirs par un étranglement portant un robinet à gaz. Le réservoir inférieur a une capa-

- cité de 10 centim. cubes; il est destiné à recevoir l'urine.

Le supérieur mesure 100 centim. cubes environ et contient la solution d'hypobromite de soude. L’extrémité libre du réservoir supérieur traverse le fond d’une soucoupe en verre

dans laquelle il.est mastiqué, et vient aboutir à une éprou-

vette graduée. Cette soucoupe forme ainsi une petite cuve à eau. On n'aura qu'à établir la communication entre les, deux.

réservoirs pour que le mélange des deux liquides se fasse et -que l'azote uréique se dégage.

Page 1