M. DAS A
Quant au tube d'Yvon, il est fort ingénieux et il est assez
connu en France pour que nous n'en fassions pas la description ici. 11 nécessite l'emploi du mercure ; celui de Hüfner,
au contraire, est un uréomèêtre à eau. D’ ailleurs, l'uréomètre qE que nous avons décrit au dosage de Daroie total urinaire :
n'est autre chose qu'un tube d’Yvon auquel on a fait subir
des modifications portant sur ses dimensions etsur le mode
de support de la cuve. NE
Ainsi modifié, nous n “hésitons pas à dire qu'il est, de tous les uréomètres à mercure connus, certainement le plus simple, celui qui offrele plus de sécurité dans les manipula-
tions et qui fournit les résultats les plus exacts. C'est cet
appareil qui nous a servi dans nos dosages. Nous ne reviendrons pas sur sa description, qui a été faite au sujet du dosage de l'azote total; nous indiquerons seulement la façon dont on doit conduire l'opération ae un dosage d'azote uréique. ;
Remarque. — Mais auparavant, nous ferons remarquer
que, parmi les différents éléments azotés de l'urine autre que l’urée, il en est qui sont décomposables par l’hypobromite . de soude : ainsi, l'acide urique, la créatinine, la guanine, les sels ammoniacaux, l'albumine même (urines albumineuses) perdent leur azote en totalité ou en partie. .-- rte
L’acide hippurique, le glycocolle, la leucine, Ja tyrosine,
la taurine, au contraire, ne sont pas décomposés. De ces premiers faits se dégage déjà une conclusion . c’est que, si nous nous proposons d’obténir exclusivement. |
l'azote de l’urée, nous devrons chercher à ‘éliminer les diffé.
rents corps attaquables par le réactif hypobromique. Ne est. justement là un côté de la uen assez difficile à résoudre;
nous verrons Cependant, qu'on peut ÿ arriver d'une façon très 3
satisfaisante. +
c) Ce n’est pas tout : en opérant ne des ons -
me
4 urée pure, on ne recueille jamais tout l'azote; Hüfner, par exemple, trouve que 1 gramme d’urée qui doit donner théoriquement 371 centim. cubes 2 d'azote à 0° et 760 millim. fournit seulement 354 centim. cubes 33. D’autres expérimentateurs ont obtenu des chiffres semblables où légèrement différents suivant les circonstances expérimentales dans lesquelles il se sont placés.
À quoi seraient donc dues ces différences constatées entre
le volume théorique et celui qu'on obtient réellement ?-
À plusieurs causes, dont la principale est la décomposition incomplète de l'urée sous l'influence de l'hypobromite de soude. Mais, il y a lieu de tenir compte, en outre, comme pour le dosage de l'azote total, de la quantité d'azote absorbée ou retenue mécaniquement par le milieu réagissant, quantité qui varie avec la température, la pression et le volume du liquide (réactif et solution uréique).
Schenck, Pflüger, Falk, Arnold ont montré que la décomposition de l'urée était plus complète avec un réactif riche eu alcali et qu'au contraire, pour obtenir de bons résultats, il ne fallait pas opérer sur des solutions uréiques contenant plus de 1 p. 100 d’urée.
, Häüfner, dans le but d'arriver à une décomposition plus avancée, immerge le réservoir de son appareil dans de l’eau à 60° ou 70°, Salkowski, en se servant d'un appareil analogue à celui de Schlæsing pour le dosage des nitrates.dans l’eau, fait également réagir l’hypobromite à chaud. Mais alors, il
‘y a dégagement dans les deux cas d’une certaine quantité
d'oxygène, provenant de la décomposition de : NaBrO, qu'on est obligé d’absorber par le pyrogallate de potasse. On doit aussi tenir compte de l'expulsion des gaz de l'air en ‘dissolution dans le liquide. | Malgré le concours de la chaleur et d’une solution hypo-
bromique concentrée, on n'arrive pas à obtenir tout l'azote
de l’urée, bien qu'on s’en approche, toutefois.
pre
d) D'après MM. Méhu et Fauconnier, il se fait toujours,
dans la réaction des hypobromites sur l'urée, une petite quantité d'azotate alcalin. Suivant M. Feuton, le déficit qui peut s'élever à 6 ou 8 p. 100 aurait une autre cause : il serait
dû à la formation de cyanate alcalin. Quoi qu'il en soit, ces
mêmes auteurs, profitant de l'observation faite par Méhu que l'urine diabétique donne tout son azote sous l'influence de l'hypobromite de soude, ont proposé, pour éviter la formation de ces corps et permettre à l’azote de se dégager complètement, d'ajouter aux solutions uréiques sur lesquelles on opère, une quantité de glucose ou de sucre de canne à
peu près égale à dix fois celle de l'urée. Quant à nous, nous
préférons la glucose pure qui nous à donné de meilleurs
résultats que le sucre de canne, ainsi que nous le constate-
rons dans un instant.
Nous voyons donc que cette méthode à l'hypobromite, au premier abord si simple, si pratique, si clinique, en un mot
si séduisante, ne nous donnerait que des résultats approchés ou incertains, si nous ne parvenions à éliminer complè-
tement les différents facteurs constituant les causes d'erreurs. Cette remarque faite, nous allons exposer le mode opéra-
toire à suivre en faisant usage de l’uréomètre à mercure. Nous supposerons que nous opérons sur une solution d’urée
pure ou sur une urine débarrassée des matériaux décomposables par l'hypobromite de soude; nous indiquerons ensuite
les moyens à CHPIOYES pour réaliser ces conditions. DOSAGE DE L'AZOTE URÉIONE ET DE L'URÉE. — [. — [/ré60mètre à mercure. — Comme la capacité de nos uréo-
mètres ne nous permet de recueillir qu'une quantité limitée
de gaz; comme, d'autre part, il y a intérêt à agir sur des
solutions d’urée étendues, nous ferons porter chaque dosage
sur 10 centim. cubes de solutions uréiques, correspondant en général à 2 centim. cubes d'urine, et exceptionnellement à 1 centim. cube (urines très concentrées): Dans certains
cas (urines des polyuriques), nous pourrons opérer sur k centim. cubes:
Avec une pipette à deux traits exactement calibrée, on introduit dans l’uréomètre 10 centim. cubes de la solution d’urée ou d'urine déféquée et diluée. On lave à deux ou trois reprises différentes, avec 3 centim. cubes de lessive de soude au cinquième, la partie supérieure du tube, de façon à entraîner : les dernières traces d’urée. On a soin, dans la manœuvre
du robinet, d'éviter l'introduction de bulles d'air. On ajoute
préalablement un centimètre cube de solution à 25 p. 100 de glucose chimiquement pur. On fait enfin arriver 10 à 11 centim. cubes de solution hypobromique dont la composition est indiquée ci-dessous. Ce qui reste de réactif dans la branche supérieure au-dessus du robinet produit une fermeture hydraulique.
De même que pour le dosage de l'azote total, on mélange les liquides en retournant plusieurs fois l’instrument après avec fermé sa partie inférieure avec le pouce. On laisse la réaction se faire dix à douze minutes, et on porte sur la cuve à eau; le mercure et le réactif plus lourds que l’eau descendent au fond de l’éprouvette et sont remplacés progressivement par ce dernier liquide. En tenant l'uréomètre soulevé, on diminue la pression à l’intérieur et on facilite de la sorte le dégagement de l'azote retenu par le milieu réagissant. On
laisse s'égaliser les températures intérieure et extérieure et on fait la lecture du volume comme à l'ordinaire.
Il est inutile de dire qu'une fois la réaction achevée, le liquide dans l’uréomètre doit rester jaune, preuve d’un excès de réaetif; il faut bien savoir également que la présence du glucose nécessite une assez grande quantité de NaBrO.
Composition de la solution alcaline d'hypobromite de
soude.—Voicila composition delasolutionalcaline d'hypobro-
Su ÉTÉ a 5 nr uréique : PE Le che SRE RÉMDRES Solution de ne pure à \ 36° B B (D.
42 RE NE Si nr ÈS Eau distillée bouillie. HR Ke: | : Brome.
PER dure On ie L solutior | dans de l'eau glacée et on ajout
tions, en cyan soin d ot out échauffe e he Ve s ;
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