RAD AE
de temps à disparaître, bien que l’on agite de la même façon. C'est à ce moment qu'il faut être très prudent dans l'addition
de la liqueur alcaline qui doit alors se faire goutte par
goutte, et qu'il est important de laisser complètement refroidir avant d'achever la saturation.
Enfin, l'apparition d’une coloration faiblement rosée, persistante, est l'indice que la saturation est atteinte. On ajoute
immédiatement, chose facile avec ce dispositif, une goutte
ou deux de la solution d'acide sulfurique, de façon à donner à la liqueur une réaction franchement acide. . 7
Si l'on a bien soin d'éviter l'échauffement du flacon au moment de la saturation, il n'y a pas à craindre de perte d'ammoniaque ; et d’ailleurs, il faut bien savoir que, dans un liquide refroidi, le gaz ammoniac ne s’en va pas aussi. rapidement qu'on serait tenté de le supposer, surtout lorsquil s’agit de solutions peu concentrées comme celles auxquelles nous avons affaire. -
La saturation ainsi obtenue et le liquide étant à la tempé-
rature du laboratoire, on achève de remplir le flacon avec de
l'eau distillée jusqu'au trait de jauge : on procède ensuite à la détermination volumétrique de l'azote.
c) MESURE DU VOLUME D’AZOTE DE LA SOLUTION SALINE. — Rappelons que le principe qui sert de base à la détermination volumétrique de la quantité d'azote de la liqueur que nous venons de préparer, repose sur l’action des hypobromites alcalins en excès sur les sels ammoniacaux dont tout
l'azote est mis en liberté par ce réactif et se traduit par . l'équation suivante :
2 AzH$ + 3 NaBrO = 2 Az + 3 NaBr + 3 H20 Knop, en 1860, a appliqué cette réaction au dosage de . l'ammoniaque dans les engrais ; mais, c’est Henninger qui, le premier, en 1884, pensa à l'atéses au dosage de l'azote total urinaire.
Pour mesurer exactement l'azote dégagé dans ces conditions, il est de toute nécessité de faire usage d'un bon azotomètre. Celui qui nous a servi dans nos nombreux dosages de la « cure de raisins» estun uréomètre à mercure offrant toutes les garanties d’exactitudes désirables. Tous les uréomètres pourraient être employés, mais il en est bien peu qui permettent d'obtenir des résultats irréprochables. En général, la plupart des uréomètres à eau connus doivent être complètement rejetés comme impropres à une telle détermination.
Nous croyons, toutefois, avoir réalisé, dans un nouvel uréomètre ou uroazotomètre à eau que nous avons imaginé dernièrement, les conditions exigées théoriquement et pratiquement pour obtenir des résultats d'une exactitude aussi rigoureuse que ceux fournis par l’uréomètre à mercure dont nous avons fait usage jusqu'ici et dont nous allons nous occuper immédiatement. Nous exposerons au chapitre suivant, en même temps que la description de ce nonvel appareil, la preuve expérimentale de ce que nous avançons. Nous ferons, en outre, une critique d'ensemble des différents uréomètres. |
L'uréomètre à mercure dont il vient d’être question et que nous avons fait construire spécialement pour le dosage de l’azote total n’est. en somme, qu'un uréomètre à mercure d'Yvon agrandi.
Il est bien évident, en effet, que le tube d’Yvon, avec les dimensions que lui a données son auteur, n'aurait pas une capacité suffisante pour contenir à la fois le volume d’azote dégagé et le liquide introduit ; le réactif et la prise de liqueur ammoniacale atteignent déjà à eux seuls 24 à 25 centim. cubes. | |
La capacité de notre uréomètre est de 60 centim. cubes au-dessous du robinet et de 12 centim. cubes environ au-