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De
monocryptorchide subit du côté sain ‘la résection transversale partielle de son épididyme. Huit mois après, dans une éjaculation on trouve des spermatozoïdes, qui ne pouvaient point provenir du testicule ectopique, puisqu'après l’ablation du testicule jadis opéré, ces spermatozoïdes ne sont plus retrouvés dans le sperme. Kystes et néocanalicules sont d'ailleurs des édifications variables comme nombre et grosseur. FABRINI admet que l'explication de ces différences doit être recherchée dans les variations individuelles de l’activité spermatogénétique, cause première de toutes ces formations. »
Ces observations sont fort intéressantes; elles se rapprochent beaucoup de ce que nous avons nousmêmes observé au niveau du canal déférent interrompu. L'auteur remarque très bien la coexistence avec ces kystes de l'intégrité du testicule; seulement il en conclut, à tort, que l'interruption des voies vectrices du sperme n’entraine Jamais l’atrophie de la glande génitale : cela n’est vrai que si l'interruption n’est pas oblitérante et permet précisément ces formations kystiques.
En somme, toutes les recherches que nous venons d'analyser brièvement sont passibles d’assez nombreuses critiques; nous ne reviendrons pas sur celles que nous avons cru devoir adresser en particulier à chaque série d'expériences. Mais il est un ensemble de fautes de technique qu'on retrouve dans tous ces travaux et que nous voulons maintenant relever.
1° C’est le Chien qu'on a constamment pris (sauf BrissauD et BoUIN) comme sujet d'expérience. Choix malheureux, Car sa spermatogénèse est soumise à de
grandes variations individuelles, sans doute en relation avec la fréquence extrême, chez cet animal, de véritables blennorrhagies. Pour cette première raison les sujets ne sont plus exactement semblables.
2° Les Chiens qu'on a utilisés étaient de race et d'âge différents. Or, l’activité de la spermatogénèse est variable non seulement suivant les espèces animales et les individus, mais aussi chez un même individu suivant l'âge et diverses conditions extérieures, telles que : voisinage des femelles, nutrition, époque de l’année, ete., etc. Il faut donc, dans des expériences sur le testicule, soigneusement choisir des animaux de même espèce, de même âge, de même vigueur, de même portée si c’est possible, et les placer dans des conditions identiques. C’est sous cette seule réserve qu'on acquiert le droit de prononcer le sacramentel « toutes choses égales d'ailleurs », qui assure la comparahilité des résultats. Ce sont les rongeurs (Rat, Lapin, Cobaye), qui constituent les animaux de choix pour de telles recherches, parce qu'ils ne sont sujets à aucune maladie spontanée de l'appareil génital, et parce que leur spermatogénèse beaucoup plus régulière que celle du Chien et de l'Homme est aussi beaucoup mieux connue.
3° La durée des expériences est en’ général trop courte : aucune d'elles n’a dépassé six mois; à peine une ou deux ont atteint une telle longueur. Cette lacune est à notre avis très grave. Car une modification anatomique à peine ébauchée au bout de plusieurs semaines peut alors passer inaperçue, tandis qu’elle s'impose évidente à l'observateur lorsqu'au
Re bout d’un an ou deux elle s’est parfaitement constituée.
En résumé, une double conclusion ressort clairement de cette étude des travaux antérieurs : 1° l’eætrême divergence des résultats obtenus soit par les cliniciens, soit par les expérimentateurs, en ce qui concerne les effets de l'interruption du canal déférent sur le testicule ; 2° le déterminisme insuffisant des faits observés qui entraine l'impossibilité d’en expliquer la contradiction.