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Gros sporange terminal coupé pour laisser voir la

columelle.

CHCETOSTYLUM.

Van Tieghem (Annales des Scienoes nat:, 1873).

Le Chœtoslylum a été découvert en 1873, par M. Van Tieghem qui croyant reconnaître une Mucorinée trouvée par Fresenius le dédia à ce botaniste sous le nom de Chœtostylum Fresenii. Déjà auparavant il avait été regardé comme un simple système de reproduction du Mucor mucedo et désignée par Klein sous le nom de Bulbotamnidium elegans.

De nombreuses cultures dans lesquelles cette plante a toujours conservé ses caractères particuliers me permettent d’affirmer, comme l’a déjà fait M. Van Tieghem, que c’est c’est là un genre distinct et non une modification de l’appareil sporangifère.

Le Chœtostylum a beaucoup d’analogie avec le Tamnidium elegans et YHelicostylum.Snv un tube principal, terminé au sommet par un gros sporange, naissent assez loin au-dessous de ce sporange des petits bourrelets hémisphériques. Ces bourrelets, sortes de verrues du protoplasma qui fait hernie, se hérissent d’un grand Dombre de bourgeons. Chaque bourgeon s’accroît en un filament qui s’allonge plus ou moins et se termine en pointe : il se produit de cette façon un verticille de rameaux. Ces rameaux se renflent en leur milieu de manière à y produire une sorte de pro-

tubérance arrondie. Ces protubérances bourgeonnent et donnent chacune naissance à plusieurs supports courts et grêles dont l’extrémité est terminée par un petit sporange sans columelle et renfermant quelques spores. Telle est la plante dans son plus grand état de simplicité. Mais souvent le tube principal est garni de plusieurs séries de verticilles portées les unes sur les autres. Ainsi, au lieu d’avoir directement les pédicelles des petits sporanges, le premier verticille de rameaux donne naissance sur le renflement arrondi qui se trouve en son milieu à un second verticille de rameaux qui à leur tour présentent à leur milieu un renflement semblable au premier et sur lequel viennent s’insérer les pédicelles des petits sporanges. De sorte que ce sont les rameaux tertiaires qui sont fertiles. Souvent il se produit sur la même tige principale plusieurs étages de verticilles semblables à celui que je viens de décrire.

Toutes ces longues pointes symétriquement disposées autour d’axes plus ou moins nombreux; tous ces petits sporanges groupés régulièrement forment des dessins compliqués et l’ensemble de la plante est fort élégant.

Le gros sporange terminal ressemble à celui du Tamnidium et renferme un très-grand nombre de spores. La columelle s’insère presque au même point que la membrane extérieure sur le filament fructifère. La forme de cette columelle est ovale,

arrondie au sommet et légèrement atténuée à la base.

La membrane extérieure du sporange est diffluente à la maturité, excepté dans une très petite zone inférieure qui persiste et se rabat comme une sorte de collerette sur le support.

Les spores du grand sporange ont la même forme et la même structure que dans les petits sporanges, elles sont ovales, mesurant 0 mm ,0084 sur 0 mra ,0042.

Les petits sporanges renferment un nombre très restreint de spores qui varie de trois à cinq mais peut se réduire à une seule. Le pédicelle qui porte ces petits sporanges est très court, sa longueur est d’environ une fois etdemie leur diamètre, tandis que le rameau sur lequel sont insérés ces pédicelles peut atteindre des dimensions de quinze à vingt fois plus considérable.

Lorsque sur le premier verticille de rameau il se produit des rameaux secondaires ils sont toujours plus petits que ceux sur lesquels ils prennent naissance.

Les petits sporanges n’ont pas de columelle ou du moins elle est rudimentaire. Leur membrane extérieure n’est pas diffluente mais elle se déchire après que les petits sporanges qui sont caducs se sont détachés.

Tels sont les deux genres de sporanges ordinaires, mais il peut se produire encore des sporan-

ges intermédiaires. Ceux-ci naissent irrégulièrement et se produisent soit sur les renflements arrondis et dans ce cas ils remplacent un rameau garni de^ petits sporanges, soit sur la tige principale. Sur cette tige ils peuvent naître avec un court support, pressés les uns contre les autres et couvrant sans ordre un espace plus ou moins étendu. On bien encore ils peuvent se développera l’extrémité de supports très grêles et très allongés.

EXPLICATION DE LA PLANCHE

Tamnldium clegnns.

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