‹ Étude sur les mucorinéesChapitre 18 sur 24 · Un gros sporange avec ses spores · texte numérisé non relu

Un gros sporange avec ses spores

TAMNIDIVn.

Corda, iü. f. 43. Lk. Obs. i. t. 2. f. 45.

Le Tamnidium elegans a été connu d’abord par Link en 1816 qui lui a donné son nom et en a fait une description exacte. Puis par Fries qui le classa parmi les Mucors sous le nom de Mucor mucedo, puis en 1820 par Eschweiler qui lui donna le nom de Melidium siibterraneum.

Corda dans son Icônes fungorum crut que ces plantes étaient distinctes et à côté de ce Melidium subterraneum place le Mucor elegans (qui pour lui était un Ascophora ).

MM. de Bary et Voronine ont identifié cette plante avec le Mucor mucedo. Enfin M. Van Tieghem par des cultures exemptes de causes d’erreur montra que le Tamnidium elegans était une plante autonome et parfaitement caractérisée. Tout le monde connaît cette plante l’une des plus communes et des plus gracieuses à la fois. Je me contenterai de rappeler en quelques lignes la description qui a déjà maintes fois été donnée.

Cette Mucorinée hétérosporangiée possède au sommet d’un tube vertical un gros sporange à membrane diffluente et dont il ne reste qu’une faible portion, la plus rapprochée du point d’insertion du filament. Cette petite partie qui résiste plus longtemps à l’action de l’eau se retourne pour

former une collerette rabattue. La columelle s’insère sur le filament au même point que la membrane et présente une forme ovale. Les spores ont toujours les mêmes dimensions, elles sont oblongues mesurant 0 mm ,005 sur 0 mm ,0042. Pour beaucoup d’individus le développement ne va pas plus loin, mais le plus souvent au-dessous du gros sporange; autour du même point du filament principal naissent six, sept ou un plus grand nombre de rameaux. Chacun de ces rameaux s’allonge, puis se bifurque et enfin se dichotomise un très nombre de fois. Les ramifications sont de moins en moins longues. Leur direction n’est pas rigoureusement rectilignes mais légèrement courbe. Enfin à leur extrémité naissent de petits globulles pédicellés qui grossissent et deviennent des sporanges. Ces sporanges naissent toujours en nombre multiple de deux généralement, ils sont groupés quatre ou huit ensemble. Ils n’ont pas de columelle, mais renferment seulement trois ou quatre spores de même dimension et de même forme que celles du gros sporange.

La plante continuant à s’accroître peut produire toute une série de verticilles semblables aux précédents. Quelquefois, surtout dans la partie supérieure, les verticilles sont incomplets et il ne se produit latéralement que deux ou même un seul rameau chargé de petits sporanges.

Cette plante se cultive sur toutes les substances

où peuvent se développer les autres Mucors, sa forme ne tient donc pas à une question de milieu. Les spores en germant reproduisent la plante dont elles proviennent.Sur le pain, on obtient, en outre des sporanges précédents, des sporanges intermédiaires à tous les états depuis ceux qui renferment quatre et cinq spores jusqu’aux gros sporanges. Ces diverses formes se trouvent sur les ramifications d’une même branche. Généralement plus les sporanges sont gros moins les ramifications sont nombreuses. Les gros sporanges terminaux peuvent de même être remplacés par des bifurcations dichotomiques. Lorsqu’au lieu de se développer sur le pain, le Tamnidium vient à pousser sur de la paille, du papier, du parchemin, les gros sporanges deviennent de plus en plus rares.

EXPLICATION DE LA PLANCHE

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