Les spores dans le sporange
SYNCEPHALIS.
r M. Van Tieghem, Ann.' Sciences naturelles.
Les Syncephalis ont été étudiés, pour la première fois, par M. Van Tieghem, en 1873. Les espèces connues sont déjà au nombre de treize. Je parlerai d’abord d’un Syncephalis qui se rapproche beaucoup du Syncephalis cornu de M. Van Tieghem ; je l’ai désigné sous le nom de Syncephalis curvata.
SYNCEPHALIS CURVATA.
(Espèce nouvelle).
monocephalis curvata (gen. nouv.).
J’ai trouvé le Syncephalis curvata sur des cosses de petits pois, au printemps. Le mycélium, qui résulte de la germination d’une spore, offre tout à fait l’aspect d’une toile d’araignée. 11 se compose de filaments très ténus, anastomosés fréquemment et formant une sorte de réseau. Sur quelques-unes de ces anastomoses on remarque de petites masses aplaties portant des prolongements irréguliers terminés en doigts de gant, qui s’étalent à la surface des liquides pour permettre à la plante de prendre une position verticale, ou qui, comme une sorte de main, saisissent les filaments
dés divers Mucors y enfoncent leur extrémité, servant à la fois de support et de suçoirs. Bientôt, sur le milieu de ces lames, se dresse une protubérance qui s’allonge en un filament bien plus gros que le mycélium qui l'environne. Ce filament, d’abord vertical, se recourbe en forme de croissant à partir d’une certaine hauteur. Le diamètre augmente avec la courbure jusqu’à ce que la hauteur de 0 mm ,2 soit atteinte, alors la courbure continue en inclinant l’extrémité vers le sol, et le diamètre diminue peu à peu, la membrane se développant beaucoup plus à l’extérieur qu’au dedans de la courbe décrite. L’extrémité, dont le diamètre est devenu très étroit, donne naissance à une sphère qui grossit, de sorte qu’à cet état la plante rappelle un point d’interrogation (?). Sur le sommet de la sphère ainsi formée naissent de petits bourgeons, qui s’allongent en forme de baguettes simples : ce sont les sporanges. Ces sporanges, nés sur de petits mamelons coniques, sont serrés les uns contre les autres en grand nombre ; ils occupent environ le tiers de la sphère. Le protoplasma qu’ils renferment ne tarde pas à s’organiser. Chaque baguette présente des noyaux qui s’entourent d’une membrane propre et deviennent des spores. Il y a quatre spores à la file : la première est constamment un peu plus longue que les autres et mesure 0 mra ,0147 : c’est la spore, basilaire. Les trois autres sensiblement égales mesurent 0 ram ,0105 ; leur lar-
geur est la même et mesure 0 mm ,006. La plante, d’abord incolore, jaunit à la maturité.Souvent la portion inférieure delà membrane de la sphèresereplie comme dans les Rhizopus, s’applique à la partie supérieure comme s’il n’existait plus de protoplasma entre les deux, et figure une calotte.Enfin le sporange se résorbe et les spores, accolées les unes aux autres par une matière interstitielle finissent par se séparer pour germer.
Le second mode de reproduction n’a pas encore été observé chez les Syncephalis il doit à mon avis correspondre aux chlamydospores des Mortierella. Je l’ai toujours obtenu, mais à la condition de cultiver le Syncephalis curvata aux dépens du Rhizopus nigricans. Avec d’autres Mucors il ne se produit pas. Le mycélium du Syncephalis pénétre dans l’intérieur des filaments du Rhizopus et se développe avec une vigueur extrême, il puise une abondante nourriture et produit indistinctement à L’intérieur de cette plante ou en dehors de distance en distance de grosses nodosités sphériques. Ces nodosités peuvent se former aussi bien à l’extrémité d’un rameau qu’en son milieu. Elles se gonflent, deviennent des sphères qui se hérissent de petits bourgeons. Ces bourgeons s’allongent en longues pointes puis la sphère se détache du filament qui la porte. Les chlamydospores ainsi formées se composent d’une épaisse membrane renfermant du protoplasma et trois ou
quatre gouttelettes d’apparence huileuse, leur diamètre égale 0 mm ,021, et les pointes dont elles sont hérissées mesurent 0 mm ,0063 de longueur. Elles se produisent en très grande abondance non seulement dans les portions aériennes du mycélium et dans les fila mentsrenfermés dans le Rhizopus, mais encore dans le support même de la plante. Chaque fois que j’ai cultivé le Syncephalis curvata sur du pain en présence du Rhizopus j’ai toujours obtenu ces chlamydospores en très grande abondance tandis que je n’en ai pas obtenu avec les autres Syncephalis dans les mêmes conditions.
Les stylospores se trouvent en grand nombre dans les cultures où se forment les zygospores. Ce sont des sphères échinulées portées à l’extrémité de courts pédicelles sans affecter de disposition symétrique, leur diamètre est de 0 mm ,0168.
Les zygospores se forment de la même manière que chez le Syncephalis cornu et la description que M. Yan Tieghem a donnée peut s’appliquer à cette plante.
Sur une lame portant des prolongements irréguliers terminés en doigts de gant et analogue à celles qui servent de point d’appui à l’appareil sporangifère, deux bourgeons prennent naissance et s’allongent parallèlement en se renflant légèrement jusqu’à leur partie supérieure; quelquefois ces bourgeons naissent aux dépens de deux filaments distincts du mycélium. Ils deviennent deux tubes
verticaux qui se cloisonnent et dont les extrémités seules s’inclinent l’une vers l’autre pour se souder. La conjugaison se fait au sommet. Les masses de protoplasma renfermées dans chaque tube se mêlent et la zygosporé prend naissance sous forme d’une sphère. Bientôt elle s’entoure d’une membrane propre brun rougeâtre, hérissée de grosses aspérités. Cette zygosporé mesure 0 mm ,0315; En même temps que la zygosporé se forme les tubes ne se gonflent pas, mais produisent à leur base plusieurs ampoules relativement volumineuses, sortes de réservoirs nutritifs remplis de liquide et destinés à empêcher une trop rapide dessication. Souvent lorsque la zygosporé est mûre ces réservoirs sont flasques et flétris et si on vient à faire une préparation avec l’acide acétique et la glycérine on ne les aperçoit que très difficilement, mais si on remplace la gtycérine par de l’eau ils se développent, se gonflent et reprennent l’état qu’ils avaient dans la nature. C’est peut-être cette raison qui a empêché M. Van Tieghem de les constater dans le Syncephalis cornu ou peut-être l’absence de ces réservoirs constitue encore une différence de plus avec le Syncephalis que je viens de décrire.
Le Syncephalis cornu est un peu moins grand.
Supposée déployée, sa tige n’atteint pas la hauteur du Syncephalis curvata recourbé. Cette tige, amincie à la base, se renfle peu à peu dans la ré-
gion supérieure pour s’étrangler de nouveau et se gonfler brusquement en un renflement sphérique, tandis que l’étranglement est progressif dans le Syncephalis curvata.
Je pense qu’il faut former, avec ces deux espèces, un genre nouveau ou, du moins, un groupe distinct des autres Syncephalis, à cause des sporanges non ramifiés, mais s’insérant individuellement sur le renflement, et surtout à cause du mode de formation des zygospores.
Je propose de nommer ce groupe Monocephalis, c’est-à-dire Syncephalis à sporanges simples.
SYNCEPHALIS REFLEXA.
Au même groupe paraît appartenir le Syncepha lisreflexa, de M. Yan Tieghem, que j’ai rencontré quelques fois, dont j’ai fait plusieurs préparations, mais que je n’ai pu cultiver longtemps faute de place dans mon laboratoire. Cette plante se distingue du Syncephalis cornu par son tube sporangifère, presque de même diamètre dans toute sa longueur, qui se courbe brusquement à angle droit.
Les spores sont portées sur le sommet de la sphère qui termine le support. La courbe décrite forme les trois quarts d’une circonférence de sorte que la surface sporangifère se trouve à la partie
interne et inférieure. Les spores contenues dans des sporanges simples mesurent 0 rara ,008 sur 0 ram ,004.
SYNCEPHALIS NODOSA.
M. Van Tieghem, An. Sa. nat.
calvocephalis nodosa (genre nouveau).
Ce Syncephalis se rencontre très fréquemment ou plutôt dès qu’il a été cultivé une fois dans un laboratoire on le retrouve à chaque instant. Son mycélium anastomosé forme une nappe blanche sur les liquides. Les tubes fructifères commencent également sur une sorte de palette ramifiée. Au milieu se dresse un filament vertical légèrement sinueux qui se surmonte d’une tête ou renflement sphérique. Cette tête reste dénudée au sommet, il se forme une simple couronne de bourgeons. Ces bourgeons d’abord globuleux donnent ordinairement naissance à deux ramifications remplies de protoplasma. Bientôt les noyaux se forment et se recouvrent d’une membrane. On aperçoit deux spores dans chaque sporange et à la base une spore basilaire, sorte de protubérance conique ou cordiforme. A la maturité, la membrane des spores et de la spore basilaire est épaisse et rugueuse. Sa couleur devient jaune de rouille. Les spores devenues libres par suite de la destruction du sporange restent quelque temps réu-
nies en une masse par la substance interstitielle puis se détachent laissant voir au sommet du renflement sphérique les petites protubérances coniques auxquelles elles étaient fixées. Elles mesurent 0 mm ,008 à 0 mm ,0t0 sur 0 mm ,006.
La partie inférieure du renflement se flétrit et se rapproche de la membrane du sommet. Le support à mesure que la plante mûrit subit des modifications. Le protoplasma ne se résorbe que par places de sorte que l’on peut voir de distance en distance des saillies arrondies, sortes de nœuds qui persistent tandis que les intervalles se plissent en se flétrissant.
Le second mode de reproduction consiste en des stylospores, sortes de boules légèrement hérissées qui se forment à l’extrémité de courts filaments. Ces stylospores sont ordinairement groupées autour d’un filament, elles ont été décrites par M. Van Tieghem qui en a obtenu la germination.
Le troisième mode de reproduction consiste en des zygospores qui n’ont pas encore été décrites. Ces zygospores à l’état parfait sont de petites sphères mesurant 0 mm ,021 et hérissées d’aspérités.
Leur mode de formation suffit à mon avis pour faire de cette plante un genre distinct des Synce phalis curvata et cornu que j’appellerai Calvo cephalis (Syncephalis chauves). Elles sont issues d’une conjugaison qui diffère de toutes celles qui
ont été étudiées jusqu’ici. Les deux branches dont elle provient sont deux tubes de diamètre égal qui se dressent en se contournant l’un sur l’autre pour former une double spirale ou bien en s’entourant réciproquement l’un après l’autre, puis arrivés à une certaine hauteur les deux extrémités supérieures se rejoignent de telle sorte que l’axe de l’un se trouve vertical tandis que celui de l’autre est horizontal, d’autres fois tous les deux se trouvent à être horizontaux ce qui explique pourquoi il est souvent très difficile d’apercevoir le point de contact. De la soudure de ces deux tubes résulte une petite sphère qui s’accroît et se revêt de ses deux membranes comme les autres zygospores. Ce qu’il y a de curieux c’est que de la même base à côté des deux tubes précédents naissent deux par deux toute une série de tubes semblables aux précédents qui se conjugent et subissent les mêmes transformations. De sorte que l’on trouve les zygospores par masses de dix ou douze et plus, accolées les unes aux autres. Lorsque la zygospore commence à se former il se produit un peu au-dessous d’elle sur les filaments conjugués des ampoules analogues à celles qui se produisent dans les mêmes circonstances chez le Syncephalis curvata, ce sont des vessies pleines de liquide mais plus allongées, moins arrondies que celles de ce dernier. Entre ces vessies et les zygospores les tubes conjugués ne sont que légèrement courbes
et restent distincts; au-dessous les tubes sont étroitement enlacés et forment une double spirale. La masse des zygospores présente un ensemble où il est difficile de distinguer les tubes contournés. On ne voit pour ainsi dire plus que les ampoules et les zygospores munies de leurs tubes nourriciers. Il est facile de les apercevoir à l’œil nu sous fforme de petites taches blanchâtres tandis que pour les zygospores du Syncephalis curvata qui naissent isolées, il faut prendre au hasard une masse de filaments et chercher s’il s’en trouve. Toutefois elles ne se produisent que dans les grandes cultures quand la plante vit en parasite. Les nombreuses cultures que j’ai dû faire ont tellement répandu de spores de cette plante dans mon petit laboratoire que les Syncephalis qui vont suivre n’ont pu résister assez longtemps pour produire leur zygospore et sont devenus la proie du Syncephalis nodosa.
SYNCEPHALIS FUSIGER.
(Espèce nouvelle),
microcephalis FüsiGER (genre nouveau.)
Cette plante se trouve, vers la fin de l’automne, sur la mousse, au pied de divers agarics. J’ai éprouvé beaucoup de difficultés à la cultiver, à cause, probablement, de l’abaissement de la tem-
pérature. J’espère pouvoir en obtenir les zygospores au printemps prochain, si je peux conserver des spores jusqu’à cette époque. Toutefois, j’ai pu préparer un grand nombre d'échantillons à l’état sporangifère. Je me contenterai donc, pour le moment, de décrire cet état. Cette plante, en effet, offre un certain intérêt. La grosseur de ses spores allongées permet de suivre facilement leur mode de formation.
Le mycélium présente des lames analogues aux autres Syncephalis ; les ramifications qui les prolongent possèdent de nombreuses cloisons. Elles ont souveut l’aspect de longues griffes dont l’extrémité seule s’applique sur les corps voisins. Le support, qui prend naissance sur ces sortes de crampons, varie de longueur, suivant qu’il se développe dans des conditions plus ou moins favorables. Sa partie moyenne est un peu gonflée, puis il s’atténue jusqu’à l’endroit où s’insère le renflement sphérique. La hauteur moyenne de ce support est de deux millimètres et demi, sans compter les sports. C’est donc un des plus grands Syncephalis connus. Sur le sommet de la sphère, ou plutôt du renflement en massue naissent des bourgeons qui deviennent cordiformes par suite de la formation de deux proéminences; ces proéminences s’allongent et forment les sporanges.
Ces sporanges sont à peine réunies à la base.
La division se prolonge jusqu’à leur insertion sur un petit mamelon souvent vide de protoplasma qui reste quelquefois adhérent à la sphère après que les spores se sont détachées, et qui joue le rôle de la tête des Piptocephalis. Bientôt dans chacun des deux sporanges qui surmontent cette protubérance, le protoplasma se rassemble en un seul noyau très allongé qui remplit toute la capacité; puis ce noyau s’étrangle par le milieu et se divise en deux masses fusiformes qui s’entourent d’une membrane.
Il n’y a que deux spores dans chaque sporange, et les spores résultent de la division en deux d’une masse primitive de protoplasma. Bientôt le sporange se résorbe, les spores après s’être maintenues quelque temps dans leur position primitive, se répandent pour germer à leur tour. Ces spores mesurent 0 mm ,035 à 0 mm ,0441. Cette dernière longueur est la plus habituelle ; leur largeur est de 0,0084, leur forme est celle d’un ovale très allongé. Toute la plante prend une couleur d’un beau jaune doré à la maturité.
Le Syncephalis fusiger constitue, à mon avis, un genre distinct des Syncephalis, il sert d’intermédiaire avec les Piptocephalis.
Du reste, l’étude approfondie, que j’espère pouvoir continuer, me donnera peut-être raison en me faisant découvrir le mode de production des zygospores. Dans le cas où mon avis serait suivi, le
nom du genre est facile à donner. En effet, cette plante ne possède pas de spore basilaire, analogue à celle des autres Syncephalis, mais une petite tête qui contraste par sa faible dimension avec la longueur considérable des spores et qui rappelle tout à fait celle des Piptocephalis. On pourrait l’appeler Microcephalis fusiger.
SYNCEPHALIS CORDATA.
Cette plante peut rivaliser de hauteur avec la précédente, elle sa colore de même en jaune et cette coloration est également due au protoplasma renfermé dans les tubes fructifères. Le tube fructifère ressemble beaucoup à celui du Syncephalis fusiger, mais les sporanges sont différents. Au début, sur le renflement terminal, se développent de petits bourgeons qui prennent la forme d’un cœur, puis les deux branches s’allongent et ont une forme analogue à celle qui se présente dans le Syncephalis fusiger; mais, lorsque les spores se produisent, la différence est considérable. La portion inférieure se sépare en forme de cœur, renferme du protoplasma identique à celui des spores qui naissent en même temps dans les deux sporanges qui la surmontent, et devient une spore basilaire.
On a donc réellement affaire à un Syncephalis. Puis, à la chute de ces sporanges bifurqués, on re-
marque, sur le sommet du filament, des petites verrues analogues à celles du Syncephalis fusiger, mais beaucoup plus petites. Les spores de cette plante sont plus ou moins colorées en jaune brun, quelquefois un peu chagrinées, leur forme est celle d’un cylindre renflé en tonneau, leur longueur est d’environ 0 mm ,0705, elles sont nombreuses dans chaque sporange.
SYNCEPHALIS ASSYMETRICA.
Cette espèce, découverte par M. Van Tieghem, diffère de l’espèce précédente par le développement moins grand de toutes les parties. Les spores sont également plus petites, plus cylindriques, et la spore basilaire se développe souvent d’une manière inégale. Le cœur est formé moins exactement, une des oreillettes est plus dévoloppée que l’autre.
Sa couleur est un peu moins jaune que celle du Syncephalis cordata. Les spores mesurent environ 0 mm ,0060 de longueur.
SYNCEPHALIS DEPRESSA.
J’ai cru reconnaître le Syncephalis depressa de M. Van Tieghem dans la plante que je vais décrire. Inséré sur une sorte de griffe, le tube
fructifère beaucoup plus petit que dans les espèces précédentes est dilaté dans sa partie inférieure puis le diamètre diminue progressivement et se renfle subitement en une sphère. Sur cette sphère naît une couronne de bourgeons qui s’allongent latéralement. On voit bientôt apparaître sur la partie supérieure de ces sortes de branches latérales des sporanges allongés et verticaux, de sorte que chaque système ressemble à peu près à un peigne. Les préparations de cette plante montrent très bien cette disposition. L’agglomération de ces sortes de peignes à la partie supérieure du renflement du support donne à la plante un aspect particulier. Il en résulte une masse qui paraît carrée, mais qui en réalité est cylindrique tandis que les sporanges des autres Syncephalis affectent une disposition rayonnante. A la maturité on ne voit pas les spores basilaires affecter une forme différente des autres. Tout le protoplasma se divise aussi bien dans les sporanges verticaux que dans la branche horizontale en petits cylindres qui sont des spores longues de 0 ,nm ,0063 et larges de 0 mm ,0021. Ce sont de petits bâtonnets analogues aux spores de Piptocephalis.
SYNCEPHALIS SPHÆRICA.
Le Syncephalis sphœrica possède un tube fructifère identique à celui du Syncephalis depressa.
Mais les sporanges sont insérés isolément et directement sur le renflement sphérique à l’extrémité de petites protubérances. Les spores sont cylindriques mesurent 0 mm ,0084 à 0 mm ,0105 sur une largeur de 0 mm ,003. Ce sont également de petits bâtonnets, leur couleur est un peu jaunâtre. Lorsque la membrane du sporange en se dissolvant les a mis en liberté on peut prendre la plante suivant la comparaison de M. Van Tieghem pour un Aspergillus. Le nom de Syncephalis sphœrica fut donné par M. Van Tieghem pour rappeler que cette plante porte une sphère et non un renflement claviforme ou en massue à l’extrémité du support.