‹ Étude sur les mystères au moyen âgeChapitre 31 sur 35 · Sauïal, Antiquités de Paris, ÎX, p · texte numérisé non relu

Sauïal, Antiquités de Paris, ÎX, p

2. Voir le manuscrit des Mystères de Notre -Dame- de-Lie s se, autrefoie dans la collectiou du baron PiohoQ, actuellement à la Bibliothèque nationale, mss., f. t.

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c'est-à-dire ni Dieu, ni anges, ni diables. Tout s'y passe sur terre el, par suite, la scène doit être unique. C'est la première fois que nous rencontrons un Mystère rompant aussi franchement avec les errements du temps.

On peut conclure de ces faits que les corporations autorisées à jouer des drames relatifs à la vie ou au martyre de leur patron les commandaient à un auteur et les jouaient le jour de la fête de ce saint, dans un local approprié pour la circonstance, oti en plein air, sur une place au milieu d'un carrefour ou dans tout autre endroit favorable.

La mise en scène à Paris est donc tantfit en plein air, tantôt enfermée; mais jamais elle ne prend l'importance des représentations provinciales.

Si plusieurs locaux ont servi accidentellement de salles de spectacle, il n'y eut guère qu'un théâtre permanent k Paris, jusqu'au ivii* siècle, celui des Confrères de la Passion ; il fut d'abord établi au xv° siècle à l'hôpital de la Trinité, ensuite à l'hiMcl do Flandre, et enfin, en 1548, à l'hôtel de Bourgogne où devait se constituer, en 1612, le théâtre des Comédiens royaux.

On ne connaît rien sur les Confrères de la Passion antérieurement à la fin du xiv' siècle. Quel était, a cette époque, leur répertoire? Avaient-ils un Ihé&tre construit ou erraient-ils en nomades? Voilà autant de questions au sujet desquelles il est imposKiblc do rien affirmer et même de rien conjecturer; caries documents font totalement défaut.

En 1398, ils étaient déjà établis à Sainl-Maur : ils y nviiiml un théâtre stable, formaient une troupe permanente, donnnii-nl des représentations régulières « farces, vies des snintH ou anlri'H el la Passion de Notre-Seigneur »'.

En fi02, il avaient loué aux Prémontrés la grande riiUk du rez-de-chaussée de l'hôpital de la Trinité, situé run Saint |li-ni«.

C'est là que nous allons tâcher de retrouver quel([urt dnrtiments épars sur leur théâtre.

1. OrdonoADce du Prêrost de Paris rlu 3 juin l^f.H. Ar.:t>iv«« mi.oiu!^*, V, foi. 167 et i5S, Mtée» par Petit de Jullerille,

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