X..., aide pharmacien, 44 ans
Juillet 1878. — Excès de bière. Début en 1877. Tremblements, troubles intellectuels, œdème des extrémités, rêves, etc.
Individu peu dévéloppé intellectuellement.
Pas d’albuminurie, n’a jamais travaillé dans le plomb ou dans le cuivre.
Il s’améliore par un séjour de 4 semaines dans une maison de santé, puis il sortit pour rentrer 2 ans plus tard (nouveaux excès dans l’intervalle).
Mai 1880. — Troubles paralytiques qui se sont aggravés rapidement.
21 juillet 1880. — Marche analogue à celle des ataxiques ; corps courbé en deux, il regarde ses pieds, les frappe sur le sol.
Pupilles réagissent peu.
Couché, on constate qu’aucun muscle n’est réellement paralysé, mais mouvements faibles et un peu incertains.
Légers fourmillements, mais les troubles de la sensibilité subjective sont peu accusés.
Sensibilité du tact diminuée.
Sensibilité toute spéciale exagérée à de simples excitations cutanées. Réflexes tendineux abolis.
Excitabilité directe des muscles fait défaut.
Sensibilité exagérée des muscles à la pression.
Sensibilité tactile devient douloureuse.
Compas de sensibilité accuse 40 à 50 mm.
Muscles. — Nerf cubital au coude normal. A droite, l’abducteur du petit doigt :
Faradiquement. — La substance musculaire inexcitable.
Galvaniquement. — Reste d’excitabilité A S Z très léger.
K S Z manque.
N A bei 20 él. = 10
Muscles interosseux externe 1.
Nerf médian droit à peu près normal; fléchisseur commun des doigts du même côté :
KSZ = A S Z.
Petits muscles de l’éminence thénar à droite : Réaction de dégénérescence typique.
A droite, nerf crural et muscle triceps inexcitables.
A gauche, réagit mais peu.
8 septembre. — Léger œdème des malléoles. Les mains sont plaquées de taches cyanosées, comme marbrées, et couvertes de sueurs.
Jambe droite. — Retard dans la perception du tact; les sensations sont perçues comme douloureuses.
Jambe gauche. — Anesthésie légère.
Muscle tibial antérieur, farad, ne donne plus rien.
Marche convenable; le malade se plaint de crampes allant du talon aux orteils.
20 juillet 1881. — Les muscles de la cuisse ne montrent plus de sensibilité à la pression; la sensibilité à la pression au niveau des orteils (dos et face plantaire) est amoindrie.
Les mouvements des orteils ne causent plus aucune douleur.
Facultés psychiques améliorées.