‹ Etude sur les paralysies alcooliquesChapitre 19 sur 54 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

Alcolwlismus ; Psychisc.he Slôruny ; Atrophische Lâhmung lier exlensoren am

Ohershenkel. — (Moeli, Charité-Annale, 1883, VIII, Iahrgang, pages 552-856.)

Ln homme, âgé de 50 ans, avait fait de fréquents abus d’eau-de-vie de grains, jusqu’à en boire 3/4 de litre par jour.

Depuis longtemps déjà, il avait des vomissements matutinaux et' du tremblement dans les derniers mois. Six semaines avant son entrée à l’hôpital, le malade se plaignait d’une légère fatigue dans la marche ; en même temps il ne pouvait plus remplir ses fonctions de portier, et restait assis, absolument apathique. Les fonctions sexuelles étaient absolument abolie--.

Irois semaines avant son entrée à l’hôpital, la difficulté dans la marche sciait encore aggravée el pendant trois jours, il n’avait pu faire quelques pas qu avec la plus grande difficulté ; les jambes fléchissaient sous lui. Au début, il ne ressentait aucunes douleurs, mais depuis l’apparition de la

paralysie, il avait ressenti aussi bien en essayant de marcher, qu’en restant assis ou couché une sensation de constriction dans les jambes ; les mouvements et changements de position des membres inférieurs lui étaient particulièrement, douloureux. Huit jours environ avant son entrée à l’hôpital, sa raison s’égara complètement et il fut transporté à l’asile d’aliénés le 14 août 1882.

Elatà V entrée. — Le malade est complètément dénué de toutes ses facultés; il ne sait pas comment il est venu à l’hôpital ; il parle de ses amis et connaissances, mais il reste tranquille dans son lit. Pas de troubles du côté des sens (papilles légèrement décolorées). Tremblement léger de la langue et des mains. L’innervation de la face, du tronc, semble être intacte.

Couché sur le dos, le malade ne peut pas soulever ses jambes au-dessus du lit ; à peine exécute-t-il une légère flexion des genoux; mais ceux-ci une fois fléchis, ne peuvent être étendus. Les mouvements du pied et des orteils sont peu accusés ; pas de raideur des articulations. La pression sur les extenseurs de la cuisse, aussi bien que sur les muscles du mollet, lui est très douloureuse; la douleur est moindre sur le trajet des nerfs.

La sensibilité de la peau aussi bien au niveau des jambes et des cuisses que sur le reste du corps est absolu ment normale.

Une excitation de la plante du pied des deux côtés donne lieu à des mouvements prononcés d’abduction. Le triceps crural est considérablement diminué de volume ; des deux côtés, comme les muscles du mollet également, il est flasque au toucher.

L’excitation directe des muscles de la jambe, douloureuse pour le patient, ne détermine qu’une faible contraction.

Le réflexe rotulien est entièrement aboli des deux côtés.

L’exploration électrique ne dénote des modifications que dans les muscles de la cuisse ; l’excitation galvanique ou faradique du nerf crural ne détermine des contractions que dans le muscle couturier , et des contractions minimes du muscle triceps. L’excitation directe du muscle ne donne plus qu une trace de la formule Ka S Z; les courants faradiques intenses ne déterminent qu’une légère trémulation du muscle.

Dans les semaines suivantes, le malade reste dans le même état intellectuel ; de temps à autre il a des hallucinations ; il se laisse aller sous lui.

Au commencement d’octobre, 10 semaines après le début, létal psychique s’améliore.

Les extenseurs, au niveau de la cuisse, sont encore atrophiés, mais le malade peut pendant quelques instants maintenir la jambe étendue, loisque celle-ci est d’abord soulevée passivement ; à b cent., l'extension est encore entièrement absente.

Elect. far. Les radiaux, far. 13 5 RA 20 E 2(1" Ka.

Muscles triceps cruraux, far. GO 20

Ka S Z, est à peine sensible avec de très forts courants, mais cependant plus encore que An S Z.

Commencement de novembre. — (3 mois après le début.) Le malade commence à se tenir debout, à faire quelques pas ; dans le décubitus, l’extension a récupéré une certaine force à droite ; elle est très faible, quoique possible, à gauche.

L’excitation du nerf crural déterminait avec 10 N A des contractions dans le couturier, avec quelques contractions plus faibles dans les adducteurs.

d’excitation directe du triceps à sa partie interne donne lieu avec 6 R A à un léger mouvement du tendon rotulien.

Le malade est tranquille, mais n’a pas encore recouvré entièrement la raison ; il fait des fautes de temps, oublie les événements du jour, etc. ; le souvenir des premières semaines de son séjour à l’hôpital est entièrement perdu pour lui.

Milieu de décembre. — Le malade fait quelques pas. La douleur à la pression des muscles triceps, encore très amaigris, a entièrement disparu. L’excitabilité de ceux-ci vis-à-vis des deux courants est le même, sans prédominance de An S Z.

Le réflexe rotulien est absent.

21 décembre 1882. — Le malade sort de l’hôpital, ne présentant presque plus de troubles intellectuels.

12 janvier 1883. — Le malade vis-à-vis de son entourage, paraît à peine un peu oublieux; il s’occupe en partie de ses affaires. L’extension du genou gauche est encore très faible ; il marche cependant assez bien, mais se fatigue très vite et ne peut que difficilement monter un escalier. Cependant, il monte sans aide sur une chaise.

Le volume des 2 triceps est encore très diminué ; absence de réflexe rotulien ; l’exploration électrique montre une augmentation de la contractilité :

Muscles jambier antérieur.

— radiaux

— triceps cruraux.

Les contractions à un courant plus fort ne sont pas aussi étendues que dans les autres muscles.

Electricité galvanique est encore diminuée.

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