OBSERVATION XV
Di eschfeld, Paralysie alcoolique ; Mort par tuberculose pulmonaire et vésicale, Brain, July, 1834, page 200.
1'..., 49 ans, mariée, est entrée dans le service de JI. I)., le Ier avril 1S80.
La malade avait résidé à Manchester, pendant 20 ans; elle avait eu
ti enfants qui tous moururent ; une fausse couche. Elle avait travaillé clans une blanchisserie ; elle reconnaît avoir pris des stimulants, mais n’avoua que plus tard ; dans son délire elle demandait de la bière. Très bonne santé jusqu’à 10 ans ; petite vérole il y a quelques années, mais jamais d’autres maladies. La ménopause avait eu lieu il y a 2 ans ; avant ce temps-là règles très abondantes.
Histoire de l’attaque. 11 y a 2 ans, la malade commença à se sentir faible, surtout aux genoux, vacillait légèrement dans sa marche; elle remarqua aussi qu’en s’habillant et en mettant ses vêtements par-dessus la tète, elle était obligée de se raidir ; elle est devenue graduellement plus faible et dans les quelques semaines qui précèdent son admission, la faiblesse a tellement augmenté qu’elle ne peut marcher.
Etal actuel. — Malade couchée sur le dos ; incapable de se lever et de se retourner sans une grande difficulté ; l’expression de la ligure est hagarde, celle d’une personne en démence ; elle est quelque peu émaciée et a dans le dos une large escharre produite parle décubitus. La malade est intelligente et se plaint d’insomnie et de légers maux de tète; il n’y a pas d’autres symptômes cérébraux. Paralysie très accusée des extrémités supérieures et inférieures et aussi des muscles du dos. La malade est presque incapable de marcher ou de se tenir debout; seule et les yeux fermés, elle tomberait immédiatement. Dans le lit, elle a les jambes lléchies, ne peut les étendre qu’avec une grande difficulté, mais peut cependant étendre et fléchir le pied ; l’adduction et l’abduction des jambes n’a lieu qu’avec difficulté et douleurs ; la préhension des mains est faible ; elle ne peut fléchir et étendre le poignet et le coude; l’effort qu’elle fait pour se lever dans le lit lui cause de grandes douleurs; elle ressent aussi de grandes douleurs aux extrémités inférieures et elle tressaille quand on lui touche les jambes. Le genou gauche surtout est douloureux ; la peau du genou est rouge, la jointure légèrement tuméfiée ; grandes douleurs dans le dos et les reins et tout le long de la colonne vertébrale ; pas trace d’analgésie ou d’anesthésie ; tous les muscles paraissent également atrophiés ; réflexes superficiels normaux, ltéllexe tendineux absent. Diminution du sens musculaire aux extrémités supérieures et inférieures.
Pupilles contractées et ne réagissant pas du tout à la lumière ; la langue est sa burrale, vernissée; perte de l’appétit; soif, diarrhée. Organes thoraciques sont normaux à l’examen.
Pas de toux, ni d’expectoration; à la percussion le l’oie et la rate paraissent normaux. Il y a de la rétention d’urine et on a dû se servir de la sonde ; l’urine est alcaline, densité 101 1 , grande quantité de pus et d’albumine.
Cœur normal; pouls régulier, mais rapide, faible et facilement compressible. La transpiration était le matin de 99° Fahrenheit et le soir de 100,4°.
3 avril, môme état.
Contractilité faradique, application directe aux muscles ; pas de contraction des fléchisseurs dorsaux du pied droit, même avec le courant le plus
fort; ceux du pied gauche réagissent légèrement sous l’influence d un fort courant ; le quadriceps fémoral est insensible.
Les muscles et le biceps réagissent légèrement.
Les fléchisseurs et extenseurs des doigts réagissent légèrement avec le plus fort courant; le biceps et le triceps réagissent un peu mieux.
Réaction d’Erb presque nulle.
Réaction galvanique :
Extrém ités inferieur es .
Kat. Cl.