A CL
Ao
Côté gauche .
. Extenseur commun
Extenseur propre
Tibial antérieur .
Côté droit . .
. Tibial antérieur
Extenseur propre
Gauche. . . .
. Droit antérieur de la cuisse. . .
Droite . . . .
Gauche . . .
Extrémités supérieures.
Côté gauche
. . Extenseur des doigts
Triceps
Côté droit. .
. . Ext. doigts
Triceps
Côté gauche.
. . Fléch. doigt
Point d’Erb
Côté droit. .
Diagnostic .
■ Paralysie alcoolique. - Diagnostic
obtenu sans
grande diffi-
culte; l’histoire de la maladie indiquait nettement une intoxication alcoolique chronique et les symptômes au moment de l’admission étaient bien marqués et typiques. On aurait pu penser ù l’ataxie ordinaire, mais l’extrême sensibilité à la douleur et au toucher et la réaction de dégénérescence des muscles combattaient une telle supposition. Les symptômes sensoriels faisaient également rejeter l’idée d’une poliomyélite antérieure subaiguë ou chronique. Le fait que la maladie avait commencé sans douleur, que la paralysie et l’incoordination avaient été les premiers symptômes observés et l’absence des réflexes tendineux combattaient l’idée d’une méningo-myélite chronique. Ce n’était pas non plus une paraplégie douloureuse, telle qu’on l’observe dans le cancer vertébral, car il y avait absence de toute tumeur de cachexie, chronicité de la maladie, et participation non douloureuse des extrémités supérieures.
11 ne restait donc que l’hypothèse d’une névrite périphérique multiple; l’histoire de la maladie et l’absence de toute intoxication, telle que le plomb, l’arsenic, étaient la cause de ces symptômes (quoique de tels poisons produiraient à peine les troubles sensitifs observés', nous n’eûmes pas de difficulté à établir notre diagnostic.
7 avril. — Malade beaucoup plus mal; délire pendant la nuit; parole lente
et faible ; jambes fléchies et ne pouvant s’étendre qu’avec une grande difficulté.
9 avril. — État aggravé beaucoup; délire constant; t. 95°, extrémités froides et cyanosées; pouls faible, 80°. — Paralysie s’étend.
10 avril. — Hier soir la malade est tombée dans le corna et est morte ce matin de bonne heure.
Autopsie (Faite par le Dr Maguire). >— Liquide dans la cavité pleurale gauche; un peu de liquide dans le péricarde; les valvules aortiques présentent un épaississement chronique; les poumons légèrement emphysémateux contiennent quelques nodules caséeux aux deux sommets.
Le foie est augmenté de volume, pâle et lisse. Les reins montrent plusieurs nodules caséeux à la périphérie; les bassinets pleins de pus ; la capsule épaissie, mais ils se décortiquent facilement, et montrent un dépôt tuberculeux à la surface de l’organe.
La vessie est grandement enflammée : sa surface intérieure est couverte de mucosités purulentes; ses parois épaissies et infiltrées de dépôts tuberculeux. Le cerveau normal.
Pie-mère légèrement épaissie. Dure-mère présente de nombreux corps de Paccliioni.
Moelle et membranes examinées à l’état frais, apparaissent parfaitement normales.
Quelques nerfs périphériques, réservés pour l’examen histologique, paraissent normaux. Les muscles normaux, quoique pâles; après durcissement de la moelle, j’ai examiné quelques portions, sans trouver aucun changement; en les examinant, suivant la méthode de Weigert, j’ai trouvé de nombreuses petites fibrilles nerveuses dans les colonnes de Clarke; les cellules ganglionnaires dans toutes les parties de la moelle étaient entièrement saines.
Quelques racines partant de la région lombaire ont été examinées et trouvées saines.
Des nerfs périphériques on examine les deux sciatiques, le musculo-spinal et le crural.
Ces nerfs ont présenté très nettement les changements caractéristiques décrits par Lancereaux. Dans le sciatique, des coupes longitudinales et transverses ont montré très distinctement la rupture de la myéline et dans beaucoup d’endroits aussi la rupture du cylindre-axe. Des coupes longitudinales ont montré les changements segmentaires décrits par Gombault et que j’ai observés dans un cas de paralysie par le plomb.
Les muscles examinés au microscope n’ont pas montré de changements particuliers; ces modifications, après la mort, ont. montré une névrite périphérique multiple, une tuberculose chronique des poumons, et une tuberculose des reins et de la vessie de date plus récente.
Le diagnostic de paralysie alcoolique était ainsi confirmé par les apparences posl morlem qui étaient exactement ceux décrits par Lancereaux et par Mocli.