‹ Étude Sur Les Perforations De La Cloison Interventriculaire Dans L'Endocardite UlcéreuseChapitre 8 sur 18 · L 03 TV · texte numérisé non relu

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remplissage entre deux des festons d’origine de l’aorte, Dans cette partie supérieure, il «y a plus adossement des deux feuillets. Un tissu cellulaire plus ou moins abondant s’interpose entre eux. Il en résulte un petit espace entre l’orisine de l'aorte et l’orei!elte droite, dans lequel l’intérieur des deux cavités n’est séparé de l'extérieur que par un mince feuillet endocardique. Les points ainsi découverts sont pour le ventricule gauche la partie supérieure de l’espace membraneux, et ponr l’oréillette droite un point dépourvu de fibres musculaires qui est immédiatement situé au-dessus de la valv intérne de la tricuspide. »

En avant et en arrière de l’espace membranenux sont des parties charnues, dont Pelvet fixe ainsi les rapports :

La portion de la cloison, située directement au-dessous de Ja sigmoïde droite, répond au ventricule droit, et correspond à l’éperon saillant qui sépare linfundibulum de la partie auriculaire; une forte épaisseur de tissu la sépare donc des cavités droites.

Lu partie située entre la sigmoïde droite et la gauche, au-dessous de leur angle rentrant, répond à linfundibulam seul, un peu au-dessous dès valvules semilunaires; en ce point, les parois sont peu épaisses.

L'espace qui se trouve au-dessous de la valvule gauche ne fait plus partie de la cloison; il répond à l’infundibulum, moitié à l'oreillette gauche, au-dessus de la valvule mitrale.

Dès 1855 le professeur Hauska, de Vienne, avait donné de l’espace membraneux la description suivante :

« 11 existe, dans la closion interventriculaire, une

RO place assez étendue où la substance musculaire manque totalement et où la cloison n’est constituée que par l’endocarde des deux ventricules. Après avoir ouvert le cœur et fendu l'aorte, si l’on regarde la cloison par la ganche on aperçoit cet endroit inimédiatement au-dessous de l'angle que forment les bords convexes des valvules semi-lunaires droite et postérieure de l'aorte. Il a la grandeur d’une fève et d’une amande, est mince, transparent, de forme allongée ou anguleuse. Cette place est strictement limitée par la substance musculaire qui envoie un faisceau de même nature le long du bord supérieur, d'avant en arrière. L’enducarde du ventricule droit y touche immédiatement. celui de gauche, et ces membranes sont tellement minces que l’on aperçoit distinetement toutes les lignes courbes d’un doigtqu'on y à appliqué. Dansle ventricule droit, cet endroit est recouvert par un lambeau de la valvule tricuspide. »

Si l’on suppose, ajoute le même auteur, la membrane interne du cœur rendue friable et sans résistance par une endocardite, on pourra aisément comprendre avec quelle facilité s'établit une communication entre Îles

. deux ventricules.

M. le professeur Jaccoud, dansson article Endocardite

du Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie, insisie sur le peu de résistance offert par la partie supérieure de la cloison.

Lorsque l’infflammation se propage des valvules à la partie supérieure de la cloison, dit M. le professeur Jaccoud, elle peur atteindre précisément ce point du septum dépourvu de fibres musculaires, et où la cloison est constituée par le simple adoss:ment de l'endocarde

gauche et droit. La résistance à la pression du sang est beaucoup moindre en ce point, on le conçoit, et, lorsque le début du travail inflammatoire vient dimipucr la cohésion et la résistance du tissu, 1l peut se laisser forcer et se rompre, d'où résulle une communicalion anormale entre les deux ventricules,.

» Pareille communication serait assez fréquente, d’après Friedreich, chez le fœtus dans les inflammations des sigmoïdes pulmonaires, et servirait à expliquer la plupart des cas de perforations congénitales de la partie supérieure du septum, accompagnées des signes d'une indocardite éteinte de l’orifice pulmonaire.

“Gette lacération n’a point la signification des ulcéralions qui caractérisent l'endocardile ulcéreuse ; &’estun fait quasi-mécanique résultant de la Jocalisation particulière de la lésion. »

Les recherches d’Albini ont démontré que lespace membraneux interventriculaire cxisle chez tous ls iammifères, à l'exception du cheval.

Sur le cœur d’un chien que M. Bochefontaine a présenté à la Snciété anatomique, la perforation siég'eait très exactement à ce niveau.

Fonrnier.. 4

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