MÉCANISME
« Les perforations interventriculaires, écrit Caubet, n'auraient souvent d'autre origine que des anévrysmes du cœur. » |
C'est en effet par ce mécanisme que se produit: fréquemment la communication des cavités dans l’endocardite. ulcéreuse.
Ogle et Peacock (Trans. path. soc. 1852-58) ont décrit dans un cas, une large surface ulcérée, au dessous de laquelle on remarquait une dépression profonde dont l'ouverture regardait le ventricule gauche, tandis que le fond aminci faisait saillie dans le ventricule droit. Il s'agissait d'un anévrysme de la eloison dont le sac constitué par la simple couche fort mince de l’endocarde droit formait une communication imminente entre les deux ventricules.
Pour M. Parrot, les anévrysmes de la cloison sont absolument unis, au point de vue clinique, à Fendocardite aiguë, et notamment à la forme ulcéreuse. (Art. Cœur, Dict. encyclop.)
La paroi ramollie dans toute son épaisseur cède à l'effort du sang etse déprime, en masse, grâce à la perte de résistance causée par la destruction de ses éléments élastiques. Îl n’est pas nécessaire de faire intervenir l'influence des fibres musculaires pour expliquer la dilatation. Le plus souvent l’orifice se forme dans Je
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point où le septum n'est que membraneux, et nous savons déjà que les perforations de l’endocardite se rencontrent presque exclusivement en cet endroit.
M. le professeur Jaccoud attribue à deux conditions principales la formation du pertuis interventriculaire.
La première est. l'anévrysme. D'après lui, lorsque l’ulcération de l’endocarde est peu profonde au niveau de la cloison, les tissus sont simplement refoulés et forment un petit sac qui fait saillie dans le ventricule du côté opposé, ou mieux, un véritable anévrysme pouvant ‘par sa rupture, amener une communication interventriculaire.
Dans la seconde il s’agit d’un travail inflammatoire plus rapide. |
« Lorsque l’ulcération primitive de l’endocarde est plus profonde, et c’est le cas le plus commun, le septum est immédiatement rompu, et la perforation a lieu sans laisser à l’anévrysme le temps de se produire. »
Selon nous le mode de perforation directe est surtout en rapport avec l'étendue, la marche rapide des lésions et leur envahissement en profondeur.
Dans l’observation que nous avons rapportée, il n’est pas nécessaire de faire intervenir la production d’un anévrysme pour expliquer la rupture. La cloison, atteinte sur ses deux faces, a été rapidement allérée dans sa structure, et la cause la plus légère à dû en entraïner la perforalion.