‹ Étude sur les plaies pénétrantes des articulations par instruments piquantsChapitre 16 sur 18 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Communication de M. Verneuil au nom de M. Parise, de Lille. In Gazette des Hôpitaux, 1865.

Piqüre du genou par une longue aiguille. — Arthrile. — Mort.

Colporteur, 15 ans, affaibli par la misère. Recousait son pantalon, puis laissait les aiguilles dans l’étoffe. En courant, l'aiguille s'enfonce par la grosse extrémité et se brise au milieu de sa longueur. Il tomba et ne put se relever. On ne put retirer Paivuille. Genou tuméfié, douleurs vives, exaspérées par le mouvement. Trace de l’entrée de l'aiguille, un peu au-dessus de l’interligne articulaire. Douleur intense. Chloroforme. On alla à la recherche de l’aivuille; incision d’un centimètre et demi, transversale. On incise couche par couche; on retira l’aivuille sans avoir toutefois entamé la synoviale. I} y eut écoulement de synovie. On réunit les bords par des bandelettes de collodion; eau froide. Membre placé dans la gouttière de Bonnet. La douleur cessa. Le lendemain, tuméfaction du genou; fièvre. Le cin-

és L

quième jour, incision sur le côté de la rotule, pus, sang. Accidents du genou non modifiés. Deux jours après, on propose l’amputation. Refus. Mort le onzième jour.

Cette observation si intéressante nous démontre tout à la fois l'influence de l’état général sur la marche des plaies articulaires, les accidents que peuvent causer les corps étrangers, même très petits; enfin, la gravité. extrème des plaies pénétrantes suppurées, avant l'emploi de la méthode antiseptique.

OBSER VATION IT.

In Thèse n°4, 1815.

MD: adjudant-major au 1° bataillon, recut en duel un coup d’épée à l'articulation du genou. Ecoulement de synovie, On tente la réunion par première intention. Il n’éprouve pas de douleurs ni d’accidents, malgré les erandes fatigues auxquelles il était exposé dans la retraite de Silésie. Guérison complète en peu de jours.

OBSER VATION EIT In Gazette des Hôpitaux, 1846.

Garde municipal, tombe sur son genou dans un escalier, s'enfonce la pointe d’un elou dans la partie interne de larticulation. Ecoulement d’un liquide visqueux et sanglant. Charpie et glace. Pas d'inflammation.

OBSER VATION EV.

Recueillie par le docteur Claude Fidel, à l'hôpital Saint-Charles de Nancy.

Au mois d'août de l’année 1862, à l’hôpital Saint- Charles de Nancy, salle Saint-Sébastien, au lit 23, service de M. Edmond Simonin. Malade dont voici l'historique :

Garçon de ferme, àgé de 20 ans, bonne constitution, chargeant du fumier avec l'instrument appelé fourche. En jouant avec un autre garcon, armé d’un mème instrument, il reçoit un coup, une dent de la fourche pénétra dans l'articulation du genou gauche. ilest admis le lendemain à l'hôpital. Le genou gauche fortement tuméfié, rouge, douloureux au toucher. Les fossettes sous et susrotuliennes ont disparu. Une plaie d’un jaune sale existe à la partie externe du bord rotulien supérieur. Une autre plaie plus petite est située près de la partie moyenne du bord inférieur de la rotule. Les plaies semblent fermées et sont rouges, le malade a vu s’écouler un liquide qu’il compare à du blanc d'œuf. L’articulation a été traversée de part en part, sans lésions osseuses. |

Traitement. — Repos absolu. Fomentations émollientes, légère compression. Etat stationnaire du sonflement pendant cinq à six jours. Il diminua. Guérison après trois semaines. Il ne reste qu’un peu de raideur daas l’articulation.

HN ÉGREN

Ces trois observations citées dans la thése du docteurClaude Fidel, prouventque les plaies piquantes des jointures affectent quelquefois une marche bénione malgré la violence du traumatisme, comme dans l'observation IV.

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