Fûrewig. II, page
Denn was der Mens ch in seinen Erdeschranken Von hohem Gluck mit Gôtternamen nennt.
Die Harmonie der Treue, die kein Wanken, Der Freundschaft, die nicht Zweifelsorge kennt; Das Licht^ das Weisen nur zu einsamen Gedanken, Das Dichtem nur in schônen Bildern brennt, Das hatt' ich aU in meinen besten Stunden In ihr entdeçkt und es fur mich gefunden.
tion de la Muse, n'apparaisse dans cette dédicace, Gœthe a pu dire sans mensonge à madame de Stein : c Tu as sans doute reçu le commençaient du poème que je t'ai envoyé par les Herder. Tu y trouveras ce qui t'appartient; il m'a été bien doux de te dire de cette manière combien je t'aime. :» En effet, si l'image de Charlotte est absente, elle sait, et Gœthe le lui redit chaque jour, que c'est à elle qu'il est redevable de cette paix, de cette sérénité, de cette lumière intérieure dont il remercie la Muse.
Cette dernière n'est pas la Fantaisie qu'il célébrait naguère, « que Jupiter a dotée de tous les caprices qu'il se •réserve d'ordinaire pour lui seul* » ; c'est une Muse plus sérieuse, c'est la vérité elle-même, ou du moins (car celte figure un peu flottante à la manière des fantômes réunit des caractères assez différents), c'est l'expression poétique de la Vérité, la Vérité se confondant avec la Poésie. Ce n'est qu'en maintenant cette union que l'on peut goûter ces stances, car Gœthe s'adresse tantôt à l'une, tantôt à l'autre, ou plutôt il les identifie et leur consacre un culte commun.
Le poète se complaît d'abord à la vive peinture d'un paysage où les rayons du soleil luttent avec les vapeurs du matin.
Cette description n'est pas un hors-d'œuvre, car tout à l'heure il en tirera, grâce à l'intuition naturelle à son génie, la définition même de la poésie.
Tout à coup, portée sur des nuées, apparaît à ses yeux une femme divine, et l'heureuse gradation, dans le tour donné aux questions de la Muse, nous fait comprendre que le poète, ébloui tout d'abord, ne recouvre que peu à peu ses sens et met du temps à la reconnaître :