Gewiss, ich wâre schon so ferne, ferne
So weit aie Welt nur offen liegt, gegangen, Bezwângen mich nicht ubermâcht'ge Sterne, Die mein Geschick an Deines angehangen, Dass ich in Dir nua erst mich kennen lerne, Mein Dichten, Trachten, HoflFen und Verlangen Aliein nach Dir und deinem Wesen drângt, Mein Leben nur an Deinem Leben hângt.
24 août 1784.
c Ce bien suprême que l'homme, dans sa prison ter- » restre, appelle de noms divins; Tharmonie delà fidé- > lité qui ne connaît nulle inconstance ; de Tamitié, )) étrangère au doute inquiet; la lumière qui ne luit pour >les sages que dans les méditations solitaires, et, pour » les poètes, en de belles images; tout cela, dans mes^ » plus belles heures, je l'avais découvert en elle et trouvé » pour moi *. >
N'admirez- vous pas l'ampleur du style, l'harmonie des vers, la magnificence du rythme? Cette forme est aussi appropriée à l'expression de l'enthousiasme apaisé, de la joie sereine, de Tenchantement intime et conscient* que la strophe populaire au premier éveil de l'amour et l'ode anacréontique au bonheur de la possession.
Cette stance, l'octave, venait d'Italie ; mais en passant les Alpes elle a changé de ton et de caractère : épique dans la patrie du Tasse, elle est devenue lyrique dans celle de Goethe.
C'est bien ainsi que lui-même a conçu le caractère de la stance dans cette pièce de vers qui devait d'abord servir d'introduction à son poème des Mystères, et qui, après l'abandon de cet ouvrage, a trouvé une place digne d'elle à l'entrée même de ses poésies et de son œuvre entière. Quoiqu' aucune figure de femme,àrexcep-