‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 108 sur 224 · Nur wer die Sehnsucht kennt · texte numérisé non relu

Nur wer die Sehnsucht kennt

Weiss, was ich leide !

AWe'in und abgetrennt Von aller Freude, Seh' ich an's Finnament Nachjener Seite.

répétition des mêmes rimes concourt à cette unité d'impression ; il est surtout un son triste, doux et traînant (^i) qui reparaît dans toutes les poésies du Gœthe où domine la plainte, dans ce lied de Mignon, dans les chants du harpiste, dans la prière de Marguerite *.

Entre toutes les poésies de Gœthe, les lieder de Wilhelm Meister ont été pour les musiciens l'appât le plus séduisant. Beethoven, Schubert, Schumann (pour ne citer que les plus grands) les ont interprétés chacun avec son propre génie, le premier avec son énergie puissante qui donne un accent plus mâle à la plainte même et à la mélancolie; le second, avec sa douceur aimable et le charme insinuant de ses mélodies; le troisième enfin, avec le caractère plus complexe de ses inspirations, avec sa fougue rêveuse et sa rêverie passionnée, avec les caprices d'une âme désordonnée sur laquelle planait la folie.

Âch ! der mich liebt und kennt, Ist in der Weite.

Es schwindelt mir, es brennt' Mein Eingeweide.

Nur wer die Sehnsucht kennt, Weiss, was ich leide.

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