‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 111 sur 224 · Goethe, XXIV, p · texte numérisé non relu

Goethe, XXIV, p

porté de Weimar Iphigéniey Egmont et le Tasse pour les façonner pendant son voyage, il rapportait de Rome de nombreux fragments d'élégies qu'il n'avait plus qu'à polir et à ordonner. — Ces arguments ainsi groupés ne manquent point de force; nous accordons même que Goethe a pu tracer à Rome quelques ébauches d'élégies; mais l'ensemble de l'œuvre, telle qu'elle se montre à nous aujourd'hui, appartient sans aucun doute à une époque postérieure. Nous avons, pour nous en convaincre, le témoignage de Goethe lui-même dans ses Annales, dans ses lettres au duc de Weimar, à Herder. « Une heureuse liaison domestique, écrit-il dans les Annales de l'année 1790, me donna du courage et m'inspira pour la composition et la rédaction des Elégies^, » Et, dans la campagne de France, il dit en termes analogues, qu'après son retour d'Italie, il aurait vécu solitaire au sein des forêts et des jardins, où il méditait et composait dans les ténèbres de la chambre obscure, où il se livrait à ses études d'optique, «si une heureuse liaison domestique n'avait su doucement le charmer dans cette étrange époque- LesÉlégies romaines, les Épigrammes vénitiennes tombent dans cette période. » Les lettres contemporaines sont un témoignage plus irrécusable encore que des souvenirs, qui ne sont pas toujours, nous l'avons constaté, à l'abri de l'erreur. Le 2 août 1789, il écrit à Herder : a J'ai composé quelques Erotica. » C'est ainsi qu'il appelle au début les Élégies romaines. Dans la lettre suivante, il fait allusion à l'objet de son inspiration : «...La manière coupée des bagatelles erotiques me convient mieux (qu'une grande composition suivie comme le Tasse), J'en ai de nouveau

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