Goethe, XXVII, p
composé quelques-unes. ..J'aspire à retrouver un certain petit Eroticon, dont ta femme t'aura sans doute confié l'existence*. » Dans les lettres d'Italie, au contraire, il ne fait aucune mention de ces élégies; il répète à plusieurs reprises que a l'on ferait bien, séjournant à Rome des années, d'observer un silence pythagoricien*»; que, «[ quand sa plume veut tracer des mots, les images du pays fertile, de la mer ouverte, des îles vaporeuses, de la montagne fumante, paraissent toujours devant ses yeux, et que les organes lui manquent pour exprimer lout cela' ». De plus, la seconde élégie* contient une allusion certaine à la révolution française postérieure d'un an à son départ d'Italie.
Ces relations agréables, dont Goethe parle dans les Annales et dans la Campagne de France, c'est sa récente liaison avec Christiane Yulpius, VEroticon, qui, selon la lettre à Herder, le rappelle à Weimar. C'est donc cette dernière que célèbrent les Elégies romaines; à cet égard, les témoignages que nous venons de citer sont concluants. Mais cet amour est-il l'unique inspiration du poète? Les anciens biographes faisaient-il entièrement fausse roule en cherchant à Rome les traces de sa Faus- Une? Sans doute, Goethe nous rapporte ^ qu'il avait évité à dessein de s'engager dans une liaison qui aurait pu troubler le cours de ses études. Mais ne semble-t-il ^ pas confirmer lui-même l'hypothèse de l'existence d'une Faustine, lorsqu'il dit à Eckermann : « Le roi de Bavière