‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 117 sur 224 · Voir la 19e élégie · texte numérisé non relu

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I^.LÉGIKS ROMAINES. 199

Goethe eut-ii raison de choisir pour l'expression de son bonheur à Rome la forme de l'élégie, le distique? Sans doute, il lui était fourni parles poètes mêmes qu'il imitait, par ceux qu'il a appelés les a triumvirs de l'amour >. L'admiration de l'antiquité ne le portait pas seulement à adopter les idées, mais encore à revêtir le costume de ses modèles. D'ailleurs, la rime ne pouvait entrer dans sa nouvelle poétique.

« Les anciens représentent l'existence, dit-il dans un passage célèbre de sa Correspondance d'Italie S et nous, d'ordinaire, l'effet; ils décrivent l'horrible, et nous, horriblement; l'agréable, et nous, agréablement. De là vient tout le forcé, le maniéré, les grâces affectées, l'enflure ; car, si l'on travaille l'effet et pour Teffet, on ne croit jamais pouvoir le rendre assez sensible. ]»

Or, la rime, en rehaussant la valeur de certains mots, et, par suite, des idées ou des images que ces mots représentent, est précisément un des principaux agents de cette révolution que Goethe déplore. Elle n'apporte à l'esprit aucune clarté nouvelle, mais elle frappe l'ouïe, et, par son intermédiaire, elle ébranle l'âme, elle l'agite de mouvements doux et violents, tristes ou joyeux ; elle vise à Yejfety dans le sens où Goethe entend ce mot,

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