Er) kennt des Gliickes Grenzen
venons exceller, soit qu'il chanle, comme il le fera d'abord, les joies les plus pures et les plus aimables souffrances de Tamour, soit que, plus tard, il revienne à une peinture plus libre et plus nue, mais qu'il abandonne la volupté lascive des poètes du dix-huitième siècle pour suivre la naïve simplicité des anciens.
Cependant, il serait injuste de ne pas reconnaître que, même dans ces premières poésies, se montrent par intervalles des traces d'un sentiment plus pur; mais, à la manière des jeunes gens qui exagèrent volontiers leurs émotions et ne savent pas garder une juste mesure, il va trop loin : au lieu de transformer le désir en amour, il le hausse au ton de l'exaltation chimérique ; il va jusqu'à prétendre que « le bonheur est plus grand d'être loin de son amie ». On comprend l'idée : elle est juste et délicate; plus tardS îl ^^ rendra avec mesure et dans une heureuse nuance; ici l'expression dépasse la pensée. Néanmoins le début de la strophe suivante est comme un prélude de ce qu'il sentira souvent dans ses premières années d'union spirituelle avec madame de Stein.
a Des puissances éternelles, le temps et la distance, secrètement, comme l'influence des astres, bercent mon sang et l'endorment ; mes sentiments deviennent toujours plus tendres, mais mon cœur est chaque jour plus lé^^er, et mon bonheur s'accroît sans cesse*. y>