J. ScHMiDT, Weimar undienay p
2. Moins nombreuses chez Goethe que chez tout autre poète élégiaque.
â02 POÉSIES LYRIQUES DE GOETHE.
montrée sous des aspects divers, trouve son expression la plus nette, la plus concentrée, la plus complète dans le distique final*; tantôt elle se place en tête de l'élégie*, et les distiques suivants offrent une série de tableaux qui la représentent sous une forme concrète. Les contrastes et les rapprochements que les élégiaques latins aiment à établir, en les distribuant soit dans deux distiques, soit dans riiexamèlre et le pentamètre, soit même dans les deux moitiés du pentamètre, abondent ici à chaque page. Malgré tous ces mérites accumulés, les Elégies romaines ne donnent pas au lecteur l'impression d'une œuvre parfaite comme les lieder de la première période. Çà et là levers est traînant, heurté, raboteux; au lieu du spondée qui donne à l'hexamètre une structure mâle et solide, le trochée sautille et cahote la phrase^. Souvent, dès le début de l'hexamètre, une syllabe douteuse vous arrête et vous oblige de courir de l'œil jusqu'à la fin du vers et de décomposer les pieds pour en discerner la quantité. Gœthe se plaignait déjà en Italie de la peine avec laquelle il maniait les rythmes antiques et des ennuis d'une langue où il n'y a que peu de syllabes qui soient tout à fait longues ou brèves*. Plus tard, les efforts qu'il fit pour façonner cette langue rebelle et pour la plier aux lois des mètres anciens lui arrachèrent les boutades suivantes, si pénibles à ses compatriotes*^ et combat-