‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 121 sur 224 · GCETHE, XXIII · texte numérisé non relu

GCETHE, XXIII

5. Aussi essaya-t-on d'en détourner le sens. Voir Heller, Ar^ ticle cité, p. 300, Gûethe, Poestes» (éd. Hempel), II, p. 143.

tues par Klopstock dans une épigramme ridicule :

« J'ai beaucoup essayé, dessiné, gravé sur cuivre, » peint à l'huile; maintes fois aussi, j'ai pétri l'argile, » mais avec inconstance, et je n'ai rien appris, rien pro- » duit : il n'est qu'un seul talent où je sois presque passé » maiire, l'art d'écrire en allemand; et, poète malheu- » reux, je dissipe dans la plus ingrate matière ma vie et » mon art *. »

» Que voulait faire de moi la destinée? Il serait témé- » raire de le demander, car, le plus souvent, elle ne veut » pas faire grand' chose du grand nombre. Un poète peut- » être?... Elle y serait parvenue, si la langue ne se fût » pas montrée absolument rebelle '. »

Voilà certes un jugement auquel le poète du Pêcheur et du Chant de Mai n'eut pas souscrit.

La mauvaise humeur de Gœthe était-elle fondée? ou bien d'autres poètes ont-ils prouvé que la langue allemande était plus souple qu'il ne le pensait, et qu'il devait accuser des imperfections de sa métrique, son impatience d'apprendre et ses allures de dilettante? Voss et Schlegel passent, aux yeux des critiques allemands, pour

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