Hier im Stillen ^edachte der Liebeiide seiner Geliebten
Heiter sprach er zu mir : Werde mir Zeuge, du Stein ! Dech erhebe dich nicht, du hast uoch viele Gesellen;
216 POÉSIES LYRiQBES DE GOETHE.*
Par contre, je vous apporte un livre d'épigramrnes,' qui, je rèspère, auront la saveur de la vie*. s> Les lettres suivantes continuent à faire mention des épigrammes. Le 4 mai, il en compte déjà cent; le 6, Tarrivée de la duchesse arrête son inspiration. L'ennui avait été sa muse*; elle s'envola devant Am'élie et devant le peintre Henri Meyer. Goethe dédia ses épigrammes à la noble protectrice, dont le retard lui avait donné le loisir de les composer. Il n'en publia d'abord que vingt-quatre, en 1791, dans le Journal mensuel allemand; le reste, sauf quelques-unes qu'il n'a jamais publiées^, parut dans VAlmanach des Muses pour l'année 1796, avec les deux épigraphes suivantes :
' c Hominem pagina nostra sapit*. »
et
...Ha3c ego mecum Gompressis agito labris ; ubi quid datur otî, Illudo chartis. Hoc est mediocribus illis Ex vitiis unum ^,
L'une et l'autre marquent bien le caractère des Epigrammes vénitiennes. Celle de Martial prépare le lecteur à la franchise du ton, à l'accent personnel de la
Jedem Felsen der Flur, die mich den Gliicklichen nalirt, Jedem Baume des Walds, um den ich wandernd mich schlinge,
Denkmal bleibe des Gliicks ! rufich ihm wcihend und froh, Doch die Stimme verleih'ich nur dir, wie unter der Menge
Einen die Muse sich wâhlt, freundlieh die Lippen ihm kiisst.
Goethe,!, p. 213.