Horace, Satires, I, 4, v
ÉPiGRAMMES VÉNITIENNES. 217
satire; celle d'Horace Tavertit de ne demander aucun ordre, aucune suite à ce qui n'est qu'un journal poétique des impressions et des jugements de l'auteur. A peine descendu en Italie, « les Muses rejoignirent leur ami, nous nous engageâmes dans une conversation décousue, comme l'aime le voyageur ^ y* .
Entre les Élégies romaines et les Épigrammes vénitiennes le contraste est constant. Si Goethe célèbre à Rome la beauté du ciel méridional, la majesté des ruines, la perfection des œuvres de la statuaire antique, il n'a d'yeux à Venise que pour la boue qui s'accumule sur les places et dans les ruelles^, pour les embarras auxquels un étranger s'expose^, pour la superstition du peuple, pour les 'abus des prêtres et des grands. Il regrette le printemps du Nord, tandis qu'il déclarait naguère qu'une armée de puces du midi lui semblait préférable aux brouillards de son pays. Mais ce n'est pas l'Italie seule qu'il attaque; ses traits frappent de tous côtés; personne n'est à l'abri de ses sarcasmes.
^ Tous les apôtres de liberté me furent toujours » odieux : chacun ne cherchait au fond que l'arbitraire » pour soi. Veux-tu délivrer la multitude? Ose la servir. » Veux-tu savoir combien cela est dangereux? Fais en l'é- » preuve*. »
Vous applaudissez, émigrés de France, royalistes de