Corre^nmdanu de SchUler et de GoUhe^ I, page i
nies, c'était enlever à beaucoup d'enlfe elles leur à-propos malin, c'était en émousser la pointe et en affadir la saveur. Une nouvelle conférence aboutit à un projet transitoire, au démembrement des Xénies, à leur éparpillement dans tous les coins de VAlmanach. Cependant Gœthe avouait qu'c il avait bien souffert un moment de voir, avec les yeux du corps, détruit, déchiré, renversé, disséminé, leur beau château de cartes, leur brillante utopie. — L'idée était trop belle, trop originale et unique pour qu'il ne dût pas s'attrister d'être obligé d'y renoncer pour jamais ^.. » Schiller partageait ses regrets ; il cherchait à leur donner satisfaction. Enfin, le 1^" août, il écrit à Gœthe : c Après de longues oscillations, chaque chose revient à son état naturel. La première idée des Xénies était proprement une farce joyeuse, un bon tour, imaginé pour le moment présent, et l'idée était bonne ainsi. Plus tard, il y eut une certaine surabondance de matériaux qui fit éclater l'enveloppe. Aujourd'hui, après mûre réflexion, j'ai trouvé la solution la plus naturelle du monde pour satisfaire à la fois à vos désirs et aux intérêts de VAlmanach. y^
t Ce qui fit naître en nous, en réalité, l'ambition d'une certaine universalité, ce qui me gênait beaucoup dans mon travail de rédaction, c'étaient les Xénies philosophiques et purement poétiques, en un mot, les Xénies innocentes; ainsi, celles-là précisément qui ne se trouvaient pas dans le projet primitif. Si nous insérons ces dernières parmi les autres poésies, dans la première partie, dans la partie sérieuse de VAlmanach, et que nous rejetions à la suite les épigrammes joyeuses, sous