Wagkernagel, UoFFMEiSTEa {SchUler*8 Leben), Gervinus
SCHAEFER, ViEHOFF, BOAS, etC.
XËNIES. 229
élégies de Tibulle, si elles ont toutes un même père. Chaque littérature a ses mystères où la critique porte la sonde. Lorsque Goethe prétend que ces recherches sont stériles, nous sommes convain^cu qu'il se trompe. Tel distique, restitué à son auteur, peut jeter, quoique insignifiant par lui-même, un jour inattendu sur une poésie mal comprise jusque-là. Nous verrons tout à l'heure qae quelques vers perdus dans une œuvre médiocre d'un poète contemporain nous ont mis sur la voie d'une interprétation toute nouvelle d'un poème important de Gœthe. A défaut de résultats aussi considérables, ces ardentes investigations sur le tien et le mien des deux poètes sont du moins une noble distraction de l'esprit et, à coup sûr, le plus innocent et le moins puéril des passe-temps.
Par un hasard piquant, quelques mois après l'entretien où Gœthe prononçait sur les choriïontes ce jugement sévère et emporté, il leur livrait, par la publication de sa correspondance avec Schiller, les données les plus sûres et les témoignages les plus authentiques sur un certain nombre d'épigrammes.
Ce sont, dans les lettres de 1796, des consultations incessantes, des promesses, des félicitations, accompagnées de titres indiscrets et révélateurs. C'est là la source la plus pure où vont puiser les chorizontes; la présence même d'une épigramme dans le recueil des œuvres de l'un des deux poètes est un témoignage moins incontestable, puisque une xénie et plusieurs tableaux votifs ont été revendiqués à la fois par l'un et par l'autre.
Les héritiers de Charlotte de Schiller rémirent au biographe^ du poète de Wallenstein un exemplaire de