‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 139 sur 224 · Schade, dass die Natur nurEinen Menschen aus dir schuf · texte numérisé non relu

Schade, dass die Natur nurEinen Menschen aus dir schuf

Denn zam wiirdigen Mann war und zum Schelmen der Stoff.

2. Auch zum Lieben bedarfst du der Kunst? Unglucklicher Manso ! '

Dass die Natur auch nichts, gar nichts fiir dich noch gethan.

3. V^ie doch ein einziger Reicher so viele Bettler in Nahning

Setzt! Wenn die Kdnige baun, haben die KSrrner zathun.

» en Bavière, me conduisent à travers de riches pâtu- » rages; mais honteuse, Charis demeure en arrière*. » Et Schiller entremêle la satire de ce gracieux hommage que rilm rend à Gœlhe : € Mes rives sont pauvres, mais » la vague légère qu'amène le fleuve entend mainte » chanson immortelle*. »

Ici, comme dans les Epigrammes vénitiennes, Gœthe décoche ses flèches contre les partisans de la théorie de la lumière, selon Newton. A ceux qui lui demandent : « Pourquoi nous dis-tu ces choses-là en vers? » il réplique : € Les vers sont efficaces ; quand on vous parle en prose, vous vous bouchez les oreilles'. >

Le plus maltraité, le plus harcelé de leurs adversaires est, sans contredit, Nicolal. L'ancien collaborateur de Lessing, l'auteur d'une parodie sur Werther, le fondateur de la Bibliothèque allemande universelle, le représentant du sens commun et du sens bourgeois, l'adversaire de Kant et de la nouvelle philosophie, € l'ami Nicolaî, notre ennemi juré, » comme l'appelle Schiller, est poursuivi sans trêve ni relâche dans plus de trente épigrammes. € Veux-tu détrujre tout ce qui n'est pas con- > forme à ta nature, Nicolaï ? Déclare une guerre à mort » à la beauté^. » «11 s'attaque à toutes les formes, car il

1. Bacchus, der lustige, fiihrttnich, und Komus, der fctte, durchreiche

Triflen; aber verschâmt bleibet die Charis zuriick.

2. Meine Ufer sind arm, doch hôret die leisere Welle, Fiihrtder Strom sie vorbei, manches unsterbliche Lied.

3. « Warum sagst du unsdas in Versen? » Die Verse sind wirksam ; Spricht man in Prosa zu euch, stopft ihr die Ohren euch zu.

4. Willst du Ailes vertilgen, was deiner Natur nfcht gemass ist.

XÉNIES. 233

> sait bien que, sa vie durant, il n'a amassé à grand'-

> peine que des matériaux*.» « Je voudrais te voir,Nickel,

> attraper une pauvre plaisanterie, et, enchanté de la

> trouvaille, te mirer aussitôt dans la glace '. »

Le musicien Reichardt est fustigé sans merci pour ses idées révolutionnaires : d'autres démagogues sontj3lessés, parmi lesquels nous rencontrons avec regret le noble caractère de Georges Forster^ La vanité des frères Schlegel n'est pas épargnée*. Enfin, les Xénies se terminent par une descente aux enfers et une apparition des morts illustres.

Aux Xénies succèdent les Tableaux votifs^, à la tempête, la clarté. On a dit spirituellement, en empruntant une image à ce monde de la mythologie, si cher aux deux poètes : « Quand Jupiter secoue en grondant sa chevelure, les éclairs sillonnent la nue, mais en même temps tombe à torrents une pluie fraîche et fécondante «. » C'est, en effet, une pluie fécondante de maximes sur l'art, sur la philosophie, sur la vie, sur l'amour, a Vous appelez

Nicolai t zuerst schwôre dem Schônen den Tod !

1 . AUen Formen macht er den Krieg, er weiss wohl, zeitlebens, Hat er mit Muh' und Noth Stoif nur zusammen geschleppt.

2. Sehen môcht' ich dich, Nickel ! wenn du ein Spâsschen erhaschest,

Und, von dem Fund entzUckt, drauf dich im Spiegel besiehst.

5. l^aLns*VAlmanachy nous l'avons dit, ils sont pubUés séparément, ainsi que les groupes d'épigrammes mtitulés : A beaucoupy A une seule, la Glace.

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