Boas, I, page
iU POÉSIES LYRIQUES DE GOETHE.
> langues mortes les langues de Flaccus et de Pindare, et T> de ces deux langues nous vient tout ce qui vit dans la » nôtre*. »
« Nous cherchons tous deux la vérité, toi au dehors, » dans la vie, mot au dedans, dans le cœur^ et ainsi y> nous la trouverons l'un et l'autre*. »
« Si l'œil est sain, il rencontre au dehors le créateur; » si le cœur est sain, il réfléchit au dedans de lui le » monde ^. »
€ Connais-tu le délicieux poison de l'amour non satisi> fait? Il brûle et rafraîchit, il ronge la moelle et la re- » nouvelle*. >
€ Il faut aimer et vivre; la vie et l'amour ont une fin. )> Parque, que ne coupes-tu à tous deux le fil en même
> temps ! • >
L'effet produit par les Xénies fut considérable, « incalculable », dit Gœthe lui-même dans ses Annales, a Je me rappelle encore très bien ce temps, raconte Franz Horn^, et je dois dire, pour être fidèle à la vérité, que, de novembre 1796 jusque vers Pâques 1797, les Xénies excitèrent dans les classes cultivées un intérêt qui effaçait et éclipsait toutes les abtres productions
1. Todte Sprachen nennt ihr die Sprache des Flaccus und Pindar, Und Yon beiden nur kommt, was in der unsrigen lebt.
2. Wahrheit suchcn wir beide; du aussen im Leben, ich innen In dem Herzen, und so flndet sie jeder gewiss.
3. Ist das Auge gesund, so begegnet es aussen dem Schdpfer; Ist es das Herz, dann gewiss spiegelt es innen dieWelt.
4. Kennst du den herrlichen Giftder unbefriedigten Liebe? Er versengt und erquickt, zehret am Mark und erneut's.
5. Leben muss man und lieben; es endet Leben und Liebe. Schnittest du, Parze, doch nur beiden die Fâden zugleich!