‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 14 sur 224 · Gern verlass ich dièse Uiille · texte numérisé non relu

Gern verlass ich dièse Uiille

Meiner Liebsten Aufenthalt, Wandle mit verhiiUteni Tritte Durch den ausgestorbncn Wald.

Luna bricht die Nacht dcr Eiclien, Zephirs melden ihrcn Lauf,

La fin seule de la chanson la met à sa date : cette pointe épigrammatique ne se retrouvera guère plus tard.

Tout en reconnaissant ces mérites de la forme poétique, nous ne croyons pouvoir dire, comme on l'a fait*, que c'est déjà la perfection même. L'expression a toute la clarté, toute la netteté désirable; il y manque ce charme pénétrant de la diction de Gœthc qu'il est plus facile de goûter que de définir. Grâce à cette magie, on verra les mots les plus simples, par la seule succession de leurs sons, remuer le cœur et mettre en éveil Fimagination. Il semble alors qu'ils ne soient plus un assemblage de lettres mortes, des signes insensibles de la pensée, mais qu'on y sente courir le frisson léger et la palpitation même de la vie.

Und die Birken streun mit Neigen liir den sussten Weihrauch auf.

Schauer, der das Herze fûhlen,

Der die Seele schmeizen macht, - «

Flustert durch's Gebiisch im Kiihicn.

Welche schône, siisse Nacht!

Freude, Wollust! kaum zufassen!

Und doch wollt ich, Himmel, dir

Tausend solcher Nâchte lassen,

Gâb* meinMâdchen Einemir.

Derjunqe Gœthe, 1, page 1)7.

1. H. Hettner, Geschichte derdeutschen Lilerattir im achlz'hal n Jahrhundertt III, page 116.

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