‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 143 sur 224 · Xénie · texte numérisé non relu

Xénie

des signes de ponctuation et que leur ouvrage gagnerait à la suppression d'un grand nombre de ces virgules. Aussi ne sommes-nous pas éloigné de souscrire au jugement sévère de Wieland : « Personne ne peut songer à nier que beaucoup de ces Xénies ne contiennent une heureuse plaisanterie, un sel fin, quoique piquant; mais on ne saurait nier davantage que les épi grammes gauches, plates, maladroites, banales, déplaisantes, vraiment grossières et méchantes ne composent en somme la grande majorité. » Gœthe avait conscience par moments du peu de valeur de ses épigrammes. Le 4 février 1796, il écrivait à Schiller: « ... Mes dernières Xénies sont, comme vous verrez, tout à fait prosaïques, ce qui est bien naturel, vu ma manière de composer : car aucune intuition ne leur sert de point de départ. y> Près de trente ans plus tard, il disait encore à Sckermann ^ que les Xénies de Schiller étaient acérées et frappaient fort, tandis que les siennes étaient innocentes ^ et faibles. Gœthe a raison : les épigrammes de Schiller sont, en général, supérieures aux siennes ; mais, parmi celles-là même, que de coups mal portés! que de notes fausses et de sons criards! quelle gaucherie dans le distique! quelle allure empruntée et lourde I que de souffrances pour une oreille sensible^!

En présence des épigrammes satiriques de Gœthe, on

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