Denn wir haben
• Deiner Gaben VoUgemessen !
Ach! ich merk'es! Wehe! wehe!
Hab* ich doch das Wort vergessen!
Ach! das Wort, woraufam £nde
Erdas wird was er gewesen.
Ach, er lâuft und bringt behende !
Wârst du doch der alte Besea!
Immer neue Giisse
Bringt er schneH herein,
Ach, und hundert Fliisse
Stiirzen auC mich ein '
Nein, nicht langer
Kann ich's lassen ;
Will ihn fassen ;
Das ist Tucke !
Ach, nun wird mir immer bânger;
Welche Miene ! welche Blicke !
0, du Ausgeburt der UôUe !
SoU das ganze Haus ersaufen ?
Seh* ich iiber jede SchweUe Doch schon Wasserstrôme laufeii.
£in verruchter Besen, Der nicht hôren will !
Stock der du gewesen, Steh doch wieder still !
WiUst am Ende
C'est cette mise en scène dramatique, ce monologue emporté comme dans un tourbillon, qui assure à cette ballade un rang distingué parmi les œuvres d'art où la façon rehausse le prix de Tétoffe. Quant au sens même que Gœthe entendait donner à cette légende, peut-être Knebel avait-il raison d'y voir une satire à l'adresse des antixénistes.
La Fiancée de Corinthe est la ballade la plus développée, et celle en même temps qui irrite le plus la curiosité de l'interprète. Les sens divers donnés au poème n'ont pas, nous l'avons vu, de quoi nous étonner. Mais les divergences des critiques portent ici autant sur le récit que sur l'idée, sur la matière même mise en œuvre par le poète que sur la conception philosophique de la fable. Tâchons d'éclairer ces obscurités, de démêler ces contradictions par une analyse attentive, minutieuse, qui ne laisse échapper aucun trait.
Le sujet est emprunté à une anecdote de Phlégon de Thrailès, arrangée et complétée par des auteurs plus
Gar nicht lasseii?
WiU dich fassen,
Will dich halten
Und dasalte Holz behende
Mit dem scharfen Beile spalten...
.... Welie ! wehe !
Bcide Theile
Slehn in Ëile
Schon als Knechte
Vôilig ferlig in die Hôhe !
Helfit mir, ach, ihr hohen Mâchte !
Und sie laufen ! Nass und nâsser Wird*8 im Saal und auf den Stufen ; Welch entselzliches Cewâsser!
Herr und Meister! Iiôr* mich rufen!
récents. C'est, dans Phlégon, une histoire merveilleuse où la religion chrétienne n'a aucune part, le récit de la visite d'une jeune fille morte à rh6te de son père. Gœlhe transporte la scèùe à Corintbe, dans les premiers temps des conquêtes du christianisme.
Un jeune Athénien arrive un soir chez un dtoyen de la ville, dont la fille lui est dès longtemps promise. Mais il est demeuré païen, tandis que ses hôtes se sont convertis à la religion nouvelle. Sera-t*it bien accueilli, ou bien la foi du Christ a-t-eile arraché, comme une ivraie, l'ancienne promesse ?
« Déjà toute la maison reposait en silence, le père, les jt filles; la mère seule veille; elle reçoit l'hôte avec la » plus grande bienveillance; on le conduit tout d'abord » dans la chambre d'honneur ^ »
Dans cette strophe d'une insignifiance si apparente, Gœthe escamote une des plus grandes difficultés de son récit. Le dessein du poète, nous le démontrerons tout à l'heure, est dé laisser le jeune homme, ainsi que le lecteur, se demander avec une inquiète curiosité s'ils ont affaire à une vivante ou à une morte ; il va tendre une série de pièges à notre imagination, pour nous persuader que le sang circule dans les veines de ce fantôme et pour nous engager si avant dans notre croyance que nous aurons peine à revenir sur nos pas et à nous déprendre de notre illusion. Mais pour que cette illusion soit possible dès l'abord, 'il faut qu'aucune parole ne fasse soupçonner la vérité, il faut brusquer l'entrée et le premier