‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 163 sur 224 · Uod schon lag das ganze Haas im StiUen · texte numérisé non relu

Uod schon lag das ganze Haas im StiUen

Vater, Tôchter, nur die Muttei* wacht ; Sie empfaogt den Gast mit bestem Willen, Gteich in*s Prunkgep'ach yrird er gebracht.

accueil. A cet égard, les deux premiers vers de cette stropiie ne laissent rien à désirer ; c'est là une trauvaille de l'art le plus consommé. Clairs, aisés, trans))arents à une première lecture, et lorsque la suite ne nous a pas encore.mis en défiance, ils sont ambigus, fuyants, à double et à triple sens, pour un lecteur prévenu, qui veut se rendre compte des artifices qui l'ont trompé. Est-ce le poêle qui parle, et ces filles endormies sont- elles simplement les enfants qui survivent à là mort de leur sœur aînée ? est-ce la supposition du jeune homme, la conséquence naturelle qu'il tire du silence de la maison? est-ce enfin une ruse et un faux-fuyant de la mère, qui ne veut pas troubler le sommeil de son hôte, et qui attend le lendemain pour lui annoncer la mort de sa fille aînée ? Nous n'avons pas à nous prononcer entre ces diverses hypothèses, puisque c'est, selon nous, leur mélange et leur confusion qu'a recherchés le poète.

Le jeune homme, fatigué de son long voyage, est près de s'assoupir, lorsqu'un hôte singulier se glisse dans la chambre. « Il voit, à la lueur de sa lampe, une jeune fille vêtue et voilée de blanc, les tempes ceintes d'un bandeau noir et doré, entrer dans la chambre avec un modeste silence. » Quelle est cette apparition? est-ce un fantôme? est-ce un être vivant? Ses paroles semblent éclaircir le mystère : c'est sans doute une jeune fille consacrée à Dieu, vouée au cloître par ses parents. Ne se plaint-elle pas qu'on la retienne dans sa cellule* ? ne dit-elle pas qu'elle n'appartient plus à la joie, et que sa mère, pendant une convalescence, a juré d'enchaîner au ciel pour l'avenir jeunesse et nature 2? Et lorsqu'elle

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