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confie au jeune homme qu'on ne sacrifie plus dans sa maison la brebis ni le taureau, mais des victimes humaines^ nous n'entendons pas ces paroles dans un jsrens littéral, mais nous comprenons avec Thôte att^if et sagace qu'il s'agit ici d'un autre sacrifice, de cefui d'une jeune fille que l'on consacre à Dieu. Aussi ne sommesnous pas étonnés d'entendre l'Athénien la presser de s'abandonner à lui et de célébrer dès cette nuit l'indissoluble hymen.
Mais voici que sonne minuit, l'heure des esprits, et de ce moment tout change. Comme le jeune homme se jette sur le lit en pleurant et en l'appelant, elle lui avoue que son cœur ne bat plus dans sa poitrine, que l'amie qu'il s'est choisie est blanche cq^me la neige, mais en même temps froide comme la glace.
Notez que cet aveu lui échappe après que des traits nombreux nous l'ont dépeinte comme une religieuse, que ces traits se sont gravés dans notre esprit, et qu'ils viennent se mêler impérieusement à toutes les images funèbres que va dévoiler la fin du récit.
Avant de poursuivre notre analyse, arrêtons-nous à la description de cette étrange union de la vie et de la mort, de cet hymen dont l'art sait tempérer l'horreur, en ranimant le sang figé de la morte, en communiquant aux étreintes de l'amour je ne sais quelle puissance de vie et de demi- résurrection :
< Il la saisit avec ardeur de ses bras vigoureux, animée » parla force juvénile de l'amour. — Espère encore de te
> réchauffer auprès de moi quand même tu me serais
> envoyée du sépulcre ! Échange d'haleine et de baisers I